Incident durant l'hommage à Samuel Paty à Valence : un père de famille jugé en janvier

Le quadragénaire avait menacé d'incendier un collège de la Drôme qui avait sanctionné d'un avertissement son fils de 11 ans.

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Radio France
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Le collège Jean Zay de Valence (Drôme). (GOOGLE MAPS)

Le père d'un élève qui avait menacé de mort le personnel d'un collège où son fils avait reçu un avertissement après avoir crié "Allah Akbar" lors de l'hommage à Samuel Paty sera jugé le 20 janvier, a appris franceinfo auprès du parquet de Valence (Drôme), mercredi 20 octobre.

L'agent de sécurité de 43 ans, habitant à Valence et de nationalité française, sera d'ici là placé sous contrôle judiciaire, à l'issue de sa présentation au juge des libertés et des détentions. Le parquet de Valence avait requis son placement en détention provisoire et une comparution immédiate pour "menaces de mort sur personnes chargées d'une mission de service public" et "menaces d'atteintes aux biens publics"

Une bible, deux livres salafistes, un nunchaku, un sabre, une canne épée et 11 500 euros ont été retrouvés au domicile de cet homme qui n'était pas connu des services en charge du suivi de la radicalisation. Selon une expertise psychiatrique, il ne souffre d'aucune pathologie psychiatrique ni de troubles de la personnalité malgré un potentiel impulsif. Il est donc considéré totalement responsable de ses actes et ne les a d'ailleurs pas contestés en garde à vue. Il explique s'être emporté face à la sanction prise à l'encontre de son fils.

Le père a exprimé son soutien à son fils

Vendredi, le fils de cet homme, élève en classe de sixième au collège Jean Zay, avait été sanctionné d'un avertissement après avoir perturbé l'hommage à Samuel Paty en criant "Allah Akbar" pendant la cérémonie organisée en mémoire de l'enseignant assassiné l'année dernière par un terroriste. Contacté par téléphone par le chef d'établissement, le père a d'abord soutenu son fils âgé de 11 ans avant de venir sur place lundi et de proférer des menaces puis d'être interpellé. Les faits d'apologie du terrorisme n'ont finalement pas été retenus par le procureur de Valence puisque ses propos n'avaient pas été tenus dans un cadre public.

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