Dimanche en politique, France 3

VIDEO. Professeur décapité : "Une blessure profonde dans la nation française", estime Bruno Le Maire

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, est l'invité de "Dimanche en politique" dimanche 18 octobre. Il évoque notamment l'assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi 16 octobre, ainsi que des mesures pour lutter contre l'islam politique.

France 2

Vendredi 16 octobre, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, a été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Un assassinat qui n'a laissé personne indifférent, de la communauté enseignante au monde politique. Pour Bruno Le Maire, ministre de l'Économie invité dimanche 18 octobre de "Dimanche en politique" sur France 3, "ce crime restera comme une blessure profonde dans la nation française".

"Ce qui s'est passé, c'est une somme de petites lâchetés, une somme de petits renoncements, une somme de petits accommodements qui ont conduit à ce crime". Selon Bruno Le Maire, la lutte contre l'islam politique qui "gangrène la société française depuis des années" doit s'opérer par une "réaffirmation de nos valeurs". Le ministre de l'Économie rappelle que "la liberté de caricaturer fait partie de notre histoire des siècles". Le ministre appelle au rassemblement pour soutenir la liberté d'expression.

Pour assurer cela, son ministère est lui aussi prêt à agir, en accord avec le discours sur le séparatisme, prononcé par Emmanuel Macron le vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines). L'opposition politique, à droite, estime qu'il y a eu un manque de fermeté dans les gestions de l'islam politique. Les Républicains estiment que beaucoup de temps a été perdu depuis 2017. Bruno Le Maire estime que ce discours du président est "un discours fondateur", dans lequel il avait détaillé son plan de lutte contre "les séparatismes".

"Renforcer le contrôle des flux financiers" en lien avec l'islam politique

"Comme ministre des Finances, je ferai des propositions au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et au président de la République, pour renforcer le contrôle des flux financiers" en lien avec l'islam politique, explique Bruno Le Maire. "Il y a un problème de financements d'un certain nombre d'associations islamistes ou de réseaux islamistes". Le ministre souhaite également lutter contre les cryptomonnaies qui "posent un vrai problème de financement du terrorisme". Selon Bruno Le Maire, les monnaies qui n'ont pas d'existence physique permettent de récolter une somme importante, "qu'une association islamiste ou un combattant situé à l'étranger pourra retirer, en liquide, à l'étranger, sans aucune trace".

Le ministre de l\'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 28 septembre 2020.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 28 septembre 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)