Enseignant décapité : la FSU souhaite organiser un rassemblement dimanche place de la République, à Paris

Le secrétaire général du syndicat de professeurs souhaite "organiser l'expression de la solidarité nationale, au-delà de la communauté éducative".

Devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 17 octobre 2020. 
Devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 17 octobre 2020.  (BERTRAND GUAY / AFP)

"On a besoin de cohésion nationale, on a besoin de soutien", réagit Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, au sortir de la réunion avec Jean Castex et Jean-Michel Blanquer au ministère de l'Education nationale, après l'assassinat d'un professeur, vendredi 16 octobre après-midi à Conflans-Sainte-Honorine. Le Premier ministre s'est entretenu samedi matin, aux côtés du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, avec les représentants des personnels de l'Education nationale. 

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Benoît Teste annonce une action à la rentrée, le 2 novembre dans les établissements. Un moment "pour discuter, pour rendre hommage, se recueillir, mais pas seulement une minute de silence". Un rassemblement est aussi envisagé dès ce dimanche, à 15 heures, place de la République à Paris, et "on espère aussi dans l'ensemble des villes de France", indique Benoit Teste, pour "organiser l'expression de la solidarité nationale, au-delà de la communauté éducative". Une demande a été effectuée auprès de la préfecture de police. "On n'est pas sûrs d'avoir l'accord", en raison de la situation sanitaire.

Le milieu associatif et les parents d'élèves devraient aussi participer à cet appel à rassemblement. "Il y aura normalement un arc assez large pour appeler à venir exprimer son émotion et le fait que ça ne peut pas passer", explique Benoît Teste.

"Besoin de cohésion nationale"

"C'était un moment solennel, explique le secrétaire général du syndicat d'enseignants pour décrire la rencontre des syndicats de professeurs avec le Premier ministre et le ministre de l'Education. La présence de Jean Castex a rajouté à la solennité, à la gravité du moment. On était effectivement satisfaits qu'il y ait ce moment d'échanges avec l'institution. C'est un moment où on a besoin de cohésion nationale, on a besoin de soutien pour une communauté éducative qui est meurtrie, qui est sous le choc. C'est vrai que les événements tragiques d'hier, on a encore du mal à les qualifier et à en prendre la mesure."