Attentat déjoué de Villejuif : trois questions sur la mise en examen du complice présumé de Sid Ahmed Ghlam

L'ADN de ce suspect de 33 ans a été retrouvé dans le véhicule où Sid Ahmed Ghlam aurait trouvé des armes, ainsi que sur un gilet pare-balles retrouvé en sa possession.

Un policier près d\'une église à Villejuif (Val-de-Marne), près de Paris, le 26 avril 2015.
Un policier près d'une église à Villejuif (Val-de-Marne), près de Paris, le 26 avril 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Un homme soupçonné d'avoir aidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d'attentat contre au moins une église de Villejuif (Val-de-Marne) a été mis en examen, mercredi 29 avril, selon une source judiciaire contactée par France 2. Francetv info revient sur ce que l'on sait de cette nouvelle mise en examen.

Pourquoi est-il mis en examen ?

L'homme âgé de 33 ans, dont le parquet de Paris a requis la détention provisoire, a été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en relation avec une entreprise terroriste. Il a aussi été mis en examen pour recel de vol en bande organisée et usage de fausses plaques d'immatriculation en relation avec une entreprise terroriste.

Comment a-t-il été repéré ?

L'ADN de ce suspect de 33 ans a été retrouvé dans un véhicule volé et garé à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saine-Denis) où était entreposé tout ou partie de l'arsenal découvert en possession de Sid Ahmed Ghlam lors de son arrestation le dimanche 19 avril. L'ADN de ce complice présumé a aussi été découvert sur un gilet pare-balles en possession de l'étudiant algérien, selon une source proche de l'enquête.  

Le complice présumé a déjà été condamné par la justice, dans des affaires de droit commun, sans lien avec le terrorisme. En conséquence, son ADN était inscrit au Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qui a permis de retrouver sa trace. Il avait été arrêté à Colombes (Hauts-de-Seine) et placé en garde à vue ce week-end.

Pourquoi intéresse-t-il beaucoup les enquêteurs ?

L'importance de l'arsenal - quatre kalachnikovs, un pistolet, un revolver - en possession de Sid Ahmed Ghlam, dans sa voiture ou dans sa chambre d'étudiant, amène les enquêteurs à s'interroger sur sa volonté de réaliser seul ou avec des complices ses attentats.

Ils pensent qu'il aurait été missionné depuis la Syrie. Lundi, le procureur de Paris François Molins a réaffirmé qu'il "(était) passé à l'acte à la suite d'instructions données vraisemblablement de Syrie et pour le compte d'organisations terroristes". Il "a agi en bénéficiant d'une aide qui s'est traduite par des véhicules et de la fourniture d'armement", a-t-il ajouté.