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Attentat déjoué à Villejuif : trois personnes suspectées d'avoir aidé Sid Ahmed Ghlam sont en garde à vue

Depuis l'arrestation fortuite de Ghlam dimanche 12 avril, les enquêteurs tentent de déterminer les soutiens dont semble avoir bénéficié le suspect. 

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Un scellé sur la porte de l'appartement parisien de Sid Ahmed Ghlam, suspecté d'avoir prévu des attaques contre des églises en France, le 22 avril 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Les enquêteurs cherchent à savoir s'il s'agit de complices de Sid Ahmed Ghlam, le jeune homme mis en examen vendredi 24 avril pour un projet d'attentat et pour l'assassinat d'une femme à Villejuif (Val-de-Marne).

Trois personnes sont actuellement en garde à vue et interrogées au 36 Quai des Orfèvres par la section anti-terroriste de la police judiciaire parisienne.

Retrouvés grâce à l'ADN

Selon M6, l'une d'entre elles a été interpellée dimanche 26 avril à Saint-Ouen (Saint-Saint-Denis). L'ADN de cet homme de 27 ans "a été retrouvé dans l'appartement de Sid Ahmed Ghlam. Des cheveux retrouvés sur une brosse ont été relevés par la police scientifique et correspondent donc à l'identité de cet homme originaire de la région parisienne", poursuit la chaîne. "Les policiers poursuivent leurs investigations techniques pour savoir si cet ADN serait présent dans la voiture de Sid Ahmed Ghlam."

Un autre est en garde à vue depuis samedi après que les policiers ont identifié son ADN dans un voiture liée à Ghlam. Enfin, une troisième personne, susceptible d'avoir apporté un possible soutien logistique à Sid Ahmed Ghlam, a été arrêtée et placée en garde à vue dimanche.

Depuis l'arrestation fortuite de Ghlam dimanche 12 avril, les enquêteurs tentent de déterminer les soutiens dont semble avoir bénéficié le suspect, connu des services depuis le printemps 2014 pour s'être radicalisé.

"Ce type d'individu n'agit pas seul"

Cette semaine, une femme de son entourage, interpellée mercredi à Saint-Dizier (Haute-Marne), où a vécu Sid Ahmed Ghlam, a fait deux jours de garde à vue, avant d'être remise en liberté.

Les services d'enquête soupçonnent leprojet d'attentat d'avoir été "télécommandé à distance" par "un ou de mystérieux" hommes établis vraisemblablement en Syrie et lui ayant "ordonné clairement" de frapper des églises. "Ce type d'individu n'agit pas seul", a déclaré de son côté le Premier ministre, Manuel Valls, qui a évoqué "une commande (...) pour cibler une église".

Les enquêteurs s'interrogent aussi sur l'importance et la provenance de l'arsenal retrouvé dans sa voiture et à son domicile.

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