Attentat de la rue des Rosiers : un accord secret qui scandalise

L'ancien chef des renseignements a avoué avoir passé un pacte avec l'organisation terroriste Abou Nidal. Une révélation qui fait grand bruit chez les familles des victimes.

France 3

Ce sont des révélations qui relancent le dossier de l'attentat de la rue des Rosiers (Paris). Âgé aujourd'hui de 83 ans, l'ancien chef des renseignements Yves Bonnet a avoué des faits majeurs. Il affirme que la France aurait négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal. Ce dernier est suspecté d'avoir commandité ces attaques à Paris. Yves Bonnet aurait promis à cette organisation de la laisser se déplacer en France si, dans le même temps, elle n'attaquait pas le pays. "Je ne voulais plus de tout ça. Il n'était plus question que ces gens-là agissent donc c'était ça mon rôle. Et je crois que je l'ai rempli", estime-t-il.

Les familles des victimes ne digèrent pas

Il y a 37 ans jour pour jour, des tireurs ont fait irruption avec des fusils d'assaut dans un restaurant parisien. Le bilan était alors de 6 morts et 22 blessés. Réunies pour rendre hommage vendredi 9 août, les familles des victimes sont scandalisées par ces dernières révélations. "Je ne trouve pas normal qu'on fasse un pacte avec des criminels", estime Jacqueline Niego Thomas, sœur d'une victime. 


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Les pomiers évacuent une victime de la rue des Rosiers après l\'attentat qui a fait 6 morts et 22 blessés dans le restaurant Jo Goldenberg, le 9 août 1982 à Paris.
Les pomiers évacuent une victime de la rue des Rosiers après l'attentat qui a fait 6 morts et 22 blessés dans le restaurant Jo Goldenberg, le 9 août 1982 à Paris. (MICHEL CLEMENT / AFP)