Cet article date de plus de cinq ans.

Attentats de Paris : Louis, 5 ans, a survécu à la tuerie du Bataclan

Ce petit garçon se trouvait dans la salle de concert lors de l'attaque, vendredi. Il a réussi à se cacher, mais sa mère et sa grand-mère ont été tuées.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un rose est accrochée sur la devanture d'un restaurant rue de Charonne à Paris, samedi 14 novembre 2015. (MAXPPP)

Il a été retrouvé à l'hôpital de Vincennes (Val-de-Marne) hagard, recouvert du sang de sa mère qui l'a protégé des balles, raconte Le Point. Louis, 5 ans, est un miraculé des attentats de Paris. Vendredi 13 novembre, il était venu avec sa mère et sa grand-mère assister au concert des Eagles Death of Metal au Bataclan, lorsqu'au moins trois terroristes ont ouvert le feu sur le public.

"Il nous a dit avoir entendu des coups de feu et s'être caché avant de s'échapper", a déclaré la sœur de Patricia San Martin. "Une femme l'a ensuite retrouvé dans la rue, il était sain et sauf, sans une égratignure, mais sans sa mère et sa grand-mère", reprend L'Express.

Réfugiée politique chilienne

Sa mère, Elsa Delplace, 35 ans, sa grand-mère, Patricia San Martin, 61 ans, n'ont pas survécu à la folie des meurtriers, tout comme 87 autres spectateurs. Originaires du Chili, elles étaient nièce et petite-nièce de l'ambassadeur du Chili au Mexique, Ricardo Nunez, raconte l'Associated Press (AP) dans El Nuevo Herald (en espagnol). Elsa Delplace est née à Paris où sa mère s'était exilée après le coup d'Etat militaire du général Augusto Pinochet en 1973.

"Elle était française, mais elle aimait le Chili, elle disait qu'elle voulait venir au Chili, qu'elle était française par accident, mais qu'elle était aussi chilienne", a déclaré Maria Eliana San Martin, sœur de Patricia, à l'AP.

"Elsa était une personne joyeuse qui gardait toujours le sourire aux lèvres, même dans les moments difficiles, décrit la journaliste Sihem Souid, amie de la jeune femme dans Le Point. Elsa s'est toujours souciée du bien-être des autres. Elle était engagée dans le monde associatif, culturel et artistique. Elle jouait brillamment du violoncelle. Elle était toujours vent debout contre toutes les formes d'injustice."

La grand-mère Patricia était, elle, fonctionnaire de la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis), et déléguée de la CGT. "Elle ne lâchait rien", décrit Stéphane Gatignon, maire (DVG) de Sevran depuis le début des années 2000 au Parisien. "Elle était passionnée et convaincante, c'est une page de presque vingt ans qui se tourne, je n'arrive pas à y croire", ajoute son ami, le secrétaire général de la CGT à Sevran, Baptiste Talbot.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Victimes des attentats à Paris

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.