La veuve d'un des assaillants du Bataclan a été rapatriée en France en juillet

La femme de Samy Amimour fait partie d'un groupe de seize femmes rapatriées cet été. Elle a été placée en détention provisoire.

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Le jihadiste Samy Amimour, sur une vidéo de propagande du groupe Etat islamique diffusée en janvier 2016. (AL-HAYAT MEDIA CENTRE / AFP)

La veuve de Samy Amimour, l'un des trois assaillants du Bataclan en novembre 2015, Kahina El H., fait partie des seize femmes rapatriées de Syrie en France en juillet, a appris franceinfo de sources proches du dossier mercredi, confirmant une information de RMC. Toutes ces femmes avaient été mises en examen à Paris en juillet et placées en détention provisoire.

Kahina El H., qui serait née en janvier 1997, était partie en Syrie en octobre 2014, deux mois avant les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher et un an avant ceux du 13-Novembre. Selon l'ordonnance finale de mars 2020 renvoyant devant la cour d'assises spéciale les protagonistes de ces attentats, elle a très rapidement épousé Samy Amimour une fois en Syrie.

Des propos violents

En décembre 2014, Kahina El H. envoyait une vidéo à la sœur de Samy Amimour dans laquelle elle "menaçait de venir en France pour égorger les mécréants", selon l'ordonnance. Plus tard, elle apparaissait sur une photo avec une Kalachnikov. Au courant de l'année 2015, elle avait aussi menacé de mort une de ses anciennes amies qui avait cessé de porter le voile.

Toujours d'après cette ordonnance, Kahina El H. avait envoyé un courriel à une connaissance trois jours après les attentats de novembre 2015 pour l'informer que son mari était Samy Amimour. Dans un mail du 18 novembre 2015, elle lui avait écrit : "J'étais au courant depuis le début et j'ai encouragé mon mari à partir terroriser le peuple français. (…) J'envie tellement mon mari, j'aurais tellement aimé être avec lui pour me [faire exploser] aussi ! (…) Je suis tellement fière de mon mari et de vanter son mérite."

Début juillet, la France a fait revenir 35 mineurs et 16 mères, premier rapatriement massif depuis la chute en 2019 de l'autoproclamé califat du groupe Etat islamique, alors que jusqu'ici, la France privilégiait "le cas par cas" et avait seulement rapatrié des enfants.

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