Le jihadiste français Jean-Michel Clain, qui avait revendiqué les attentats du 13-Novembre, est mort

Son frère Fabien Clain avait été tué le 20 février, dans une frappe de la coalition en Syrie. 

L\'enclave de Baghouz, dernier bastion de l\'Etat islamique en Syrie, le 3 mars 2019. 
L'enclave de Baghouz, dernier bastion de l'Etat islamique en Syrie, le 3 mars 2019.  (DELIL SOULEIMAN / AFP)

C'était une autre figure française du jihad. Jean-Michel Clain, le frère du jihadiste  Fabien Clain, est mort en Syrie dans des bombardements de la coalition internationale, ont appris les envoyés spéciaux de France Télévisions à Baghouz (Syrie), mardi 5 mars, auprès de sa femme, Dorothée Maquere. 

Jean-Michel Clain avait été grièvement blessé lors des bombardements aériens qui avaient tué son frère Fabien Clain, le 20 février dernier. Les deux Français avaient revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et au Stade de France. Ils étaient depuis des mois l'objectif numéro un des services de renseignement français. 

Des piliers de la mouvance de Mohammed Merah

Originaire de Toulouse et converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, 41 ans, avait été identifié par les enquêteurs français comme celui qui avait enregistré le message audio revendiquant les attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Son frère Jean-Michel, 38 ans, a lui été identifié comme le psalmodieur des chants religieux entendus dans l'enregistrement. 

Les deux frères se seraient radicalisés au début des années 2000. Ces figures du groupe EI étaient des piliers de la mouvance de Mohammed Merah, jihadiste ayant tué en 2012 à Toulouse sept personnes, dont trois enfants juifs. Ils ont aussi été proches de la cellule ayant perpétré les attentats de Paris et Bruxelles en 2015-2016.