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Entreprises : quand un salarié se radicalise

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Entreprises : quand un salarié se radicalise
FRANCE 2
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France Télévisions

Depuis les attentats de Paris, des entreprises s'inquiètent de signes de prosélytisme avancé. Enquête.

Samy Amimour, 28 ans, est l'un des trois terroristes du Bataclan. Il était chauffeur de bus à la RATP pendant un an et demi avant de démissionner. Selon un ami, il disait côtoyer trop de femmes dans son travail. Une question se pose aujourd'hui : y a-t-il des employés radicalisés au sein des grandes entreprises françaises ? Dans le collimateur des autorités, RATP, SNCF ou encore les aéroports de Roissy et Orly. 80 000 agents avec des accès direct aux pistes pour certains.

0,1% des effectifs


Jeudi dernier, les forces de l'ordre mènent plusieurs perquisitions dans des sociétés. Résultat : des cas de prosélytisme avancé selon les autorités. Dans un seul casier, ils trouvent des tapis de prière, une vingtaine de Corans et des polycopiés en arabe. Dans certaines de ces entreprises, des entorses au règlement sont souvent constatées. En janvier dernier, la préfecture de police a renforcé son contrôle, en particulier sur l'attribution du badge rouge, ce badge qui permet l'accès aux pistes et aux zones sensibles. Il a été retiré à 10 employés, refusé à 50 autres, tous considérés par la préfecture comme trop dangereux pour avoir accès aux avions. Pour la RATP, les dérives communautaires ne concernent que 0,1% des effectifs en Ile-de-France.

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