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Mohamed Abrini était à Bruxelles le soir des attentats de Paris, assure sa famille

L'homme est recherché pour avoir été vu en compagnie de Salah Abdeslam, le suspect-clé des attentats, deux jours avant les attaques dans la capitale.

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France Télévisions
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Les images de vidéosurveillance sur lesquelles Mohamed Abrini a été identifié, en compagnie de Salah Abdeslam, dans une station-service de l'Oise, le 11 novembre 2015. (POLICE FEDERALE BELGE)

La famille de Mohamed Abrini, identifié en compagnie du suspect-clé Salah Abdeslam deux jours avant les attentats de Paris, a assuré jeudi 26 novembre qu'il se trouvait à Bruxelles le soir des attaques du 13 novembre"Je l'ai vu personnellement ici, à 17 heures, vendredi 13, à la maison", a affirmé à l'AFP l'un de ses frères, dans le logement familial à Molenbeek, commune défavorisée de Bruxelles. "A 20h15, il avait rendez-vous avec sa future femme pour signer le bail" d'un appartement, "et ils ont eu les clés", a-t-il ajouté. Depuis, sa mère et son frère affirment n'avoir plus aucune nouvelle de lui.

Mohamed Abrini, Belgo-Marocain de 30 ans, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, a été filmé le 11 novembre vers 19 heures dans une station-service de Ressons (Oise) avec Salah Abdeslam, au volant de la Clio qui a servi deux jours plus tard à commettre les attentats. Le 12 novembre vers 3 heures, les deux hommes étaient de retour à Bruxelles, vus à proximité d'une Seat et d'une Clio.

Son frère est mort en Syrie dans les rangs de l'EI

Décrit comme "dangereux et probablement armé" par l'avis de recherche publié par la police fédérale belge, Mohamed Abrini figure sur une liste de 85 personnes "radicalisées" transmises par les services de renseignement belges à la commune de Molenbeek, répertorié dans la catégorie "présumé [parti] en Syrie et présumé de retour".

Sa mère et son frère assurent ne pas avoir connaissance d'un quelconque voyage en Syrie de Mohamed Abrini, qui vivait encore chez ses parents entre plusieurs séjours en prison pour de "petits délits". Sa mère explique qu'il "faisait parfois la religion, parfois il laissait tomber". "Il n'a jamais parlé" de partir en Syrie ou du groupe Etat islamique, assure-t-elle. En revanche, l'un de ses petits frères, Souleymane, est mort "il y a quinze mois" en Syrie, où il était parti rejoindre les rangs de l'EI sans prévenir sa famille, selon sa mère.

Salah Abdeslam, lui aussi recherché, qui a loué deux véhicules et deux chambres ayant servi de planques aux commandos de Paris, vivait à deux pas de chez eux. "Ils étaient copains depuis l'adolescence", confie la mère de Mohamed Abrini. Mais, précise son frère, "ils n'étaient pas tout le temps ensemble".

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