Attentats de Bruxelles : le kamikaze Najim Laachraoui aurait travaillé cinq ans à l'aéroport de Zaventem

L'homme qui s'est fait sauter le 22 mars aurait travaillé à Zaventem jusqu'à son départ en Syrie. Il avait accès aux parties protégées de l'aéroport.

FRANCE 2

Nouvelle information dévoilée dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris et Bruxelles. Najim Laachraoui, l'un des kamikazes de Zaventem, aurait travaillé pendant cinq ans à l'aéroport comme intérimaire presque jusqu'à son départ en Syrie début 2013. Il disposait alors d'un badge d'accès aux parties protégées de l'aéroport.

A l'époque, Laachraoui n'était pas identifié comme radicalisé, mais son nom apparaissait dans le dossier de l'attentat d'un quartier touristique du Caire en 2009, sans certitude sur son implication réelle. La police n'avait jusqu'à présent aucune autorité sur l'organisme qui délivre les accès aéroportuaires, et ce n'est que "par hasard" qu'elle découvre certaines informations cruciales, confie Vincent Gilles, président du SLFP-Police.

Plusieurs badges retirés, des salariés "à surveiller"

Par ailleurs, Najim Laachraoui a aussi travaillé entre 2009 et 2010 au Parlement européen via une société de nettoyage. "Après les attentats de Paris, 14 badges d'accès à l'aéroport de Zaventem avaient été retirés à des salariés radicalisés. Depuis les attentats de Bruxelles, une nouvelle liste de noms a été dressée : 50 salariés à surveiller, ce que l'aéroport refuse de confirmer pour l'instant", conclut depuis Bruxelles Valery Lerouge, journaliste de France 2.

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Photo non datée publiée le 21 mars 2016 par la police fédérale belge de Najim Laachraoui, recherché dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris. (BELGIAN FEDERAL POLICE / AFP)