Les conditions de détention de Salah Abdeslam légèrement assouplies

Les conditions de détention du seul membre encore en vie des commandos jihadistes des attentats 13-Novembre à Paris ont été allégées de peur qu'il ne se suicide avant son procès qui doit avoir lieu d'ici la fin de l'année. 

Une photo de Salah Abdeslam est diffusée par la police française, le 15 novembre 2015.
Une photo de Salah Abdeslam est diffusée par la police française, le 15 novembre 2015. (DSK / POLICE NATIONALE / AFP)

Les conditions de détention de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13-Novembre à Paris, ont été légèrement assouplies, a appris franceinfo vendredi 15 septembre auprès de l'administration pénitentiaire, confirmant une information du Parisien.

"Aucun souci de sécurité" pour l'instant

En mai dernier, la vitre qui séparait Salah Abdeslam de ses visiteurs au parloir, à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, a été retirée. En contrepartie, le détenu est systématiquement fouillé après chaque entretien. Cela n'a "posé aucun souci de sécurité" pour l'instant, a déclaré l'administration pénitentiaire.

Par ailleurs, d'ici la fin du mois de septembre, la vitre en plexiglas installée sur la fenêtre de sa cellule pour empêcher toute intrusion d'objets sera, elle aussi, enlevée. Cette décision est apparue comme "inutile" dans la mesure où Salah Abdeslam est sous vidéosurveillance 24h/24.

La crainte d'un suicide avant son procès

Ces décisions "sont réversibles", a précisé l'administration pénitentiaire, si le comportement du détenu venait à changer.

La principale crainte de l'administration pénitentiaire reste que Salah Abdeslam se suicide avant son procès qui doit avoir lieu d'ici la fin de l'année. Salah Abdeslam, 28 ans, a été mis en examen pour assassinats terroristes. Il est détenu à l'isolement depuis fin avril 2016.