Attaque de Paris : Emmanuel Macron prêt à "réinterroger certains dispositifs" en cas de "défaillances" révélées par l'enquête

Dimanche, le patron de la "task force" antiterroriste de la présidence, Laurent Nuñez, a estimé qu'il fallait "resserrer encore les mailles du filet" en matière d'anti-terrorisme.

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Le président de la République, Emmanuel Macron, à l'Elysée le 21 septembre 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Il se dit prêt à "réinterroger" un "certain nombre de dispositifs". Emmanuel Macron a rappelé, lundi 28 septembre, en Conseil des ministres, que "la menace terroriste [était] toujours persistante dans notre pays", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, trois jours après l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés vendredi devant l'ancien immeuble de Charlie Hebdo à Paris.

"Le président de la République a indiqué qu'une enquête était en cours et qu'à la lumière des résultats de cette enquête, évidemment, il faudra réinterroger le cas échéant, un certain nombre de dispositifs", a-t-il précisé, rappelant que le chef de l'Etat doit présenter vendredi sa stratégie contre les séparatismes. Pour le président, "les informations de l'enquête conduiront immanquablement à réinterroger un certain nombre de procédures et fonctionnements si des défaillances sont constatées", a ajouté Gabriel Attal, précisant qu'Emmanuel Macron n'avait pas évoqué spécifiquement la procédure concernant les mineurs isolés, dont a bénéficié le suspect de l'attaque.

Dimanche, le patron de la "task force" antiterroriste de la présidence, Laurent Nuñez, a estimé dans un entretien à l'AFP que "nous améliorons la détection" en matière d'anti-terrorisme mais qu'"il faut resserrer encore les mailles du filet".

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