Attaque à Paris : il n'y avait "aucune menace connue" contre l'ex-siège de "Charlie Hebdo", dit la préfecture de police

Elle répond ainsi au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a estimé, vendredi : "Quand il y a eu un attentat, c'est que manifestement on aurait pu faire mieux".

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Des policiers à l'endroit où deux personnes ont été blessées lors d'une attaque, dans la rue Nicolas-Appert, devant les anciens locaux de "Charlie Hebdo", dans le 11e arrondissement de Paris, le 25 septembre 2020. (MARIE MAGNIN / HANS LUCAS / AFP)

L'ancien immeuble de Charlie Hebdo, cible de l'attaque qui a fait deux blessés à Paris, "ne faisait l'objet d'aucune menace connue", a indiqué la préfecture de police, samedi 26 septembre. "Les sociétés qui y sont actuellement hébergées n'ont fait état d'aucune menace à l'encontre de leurs personnels", précise-t-elle. Elle répond ainsi au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui l'accuse d'avoir "sous-évalué" la menace.

>> Retrouvez dans notre direct les dernières informations sur l'attaque survenue devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

L'actuel site du siège de Charlie Hebdo, dont l'adresse est tenue secrète, "fait l'objet d'une sécurisation renforcée avec garde statique depuis le début de l'ouverture du procès" des attentats de janvier 2015 qui s'est ouvert début septembre devant la cour d'assises spéciale de Paris, ajoute la PP. "La sécurité 'bâtimentaire' du site est extrêmement renforcée et fait l'objet de réévaluations régulières", précise-t-elle. Mais ce n'est pas le cas de l'ancien siège de l'hebdomadaire, devant lequel a eu lieu l'attaque à l'arme blanche de vendredi.

Une menace "sous-évaluée", selon le ministre

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué, vendredi, avoir demandé au préfet de police de Paris, Didier Lallement, pourquoi la menace a été "sous-évaluée" dans la rue Nicolas-Appert, adresse des anciens locaux de l'hebdomadaire satirique.

"Il y a eu un attentat, quand il y a eu un attentat, c'est que manifestement on aurait pu faire mieux", a-t-il estimé sur France 2, tout en reconnaissant que cette rue n'avait fait l'objet d'"aucune menace" explicite.

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