Attentat de Nice : un mode opératoire prôné par les organisations islamistes radicales

Le mode opératoire utilisé pour l'attaque de Nice fait partie de ceux qui sont encouragés par l'État islamique.

France 2

Pour l'heure, l'attaque de jeudi 14 juillet n'a pas été revendiquée, mais pour les enquêteurs elle porte la marque des organisations terroristes islamistes. Un mot d'ordre donné notamment en 2014 par l'un des porte-parole de l'organisation État islamique. Jusqu'ici, ce mode opératoire n'avait jamais été utilisé en France, mais ailleurs des voitures avaient déjà été lancées contre des militaires comme à Londres en mai 2013 ou à Montréal quelques mois plus tard. Des attaques peu sophistiquées, mais imprévisibles.

Banalisation du terrorisme

"La bonne nouvelle c'est que cela indique que les organisations ne sont pas capables de monter des actions d'envergures avec des explosifs ou des armes de guerre. Mais la mauvaise nouvelle c'est que c'est la banalisation du terrorisme et la porte ouverte à tout individu pour mener des attaques contre des civils avec des moyens artisanaux", analyse Mathieu Guidère, spécialiste des mouvements islamistes radicaux. Prévenir ces modes opératoires, c'est le prochain défi des forces de sécurité, l'assaillant de jeudi soir n'avait jamais été fiché par les services de sécurité.

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Le quartier général du groupe Etat islamique à Alep (Syrie) pris par des brigades de l\'Armée syrienne libre, le 8 janvier 2014.
Le quartier général du groupe Etat islamique à Alep (Syrie) pris par des brigades de l'Armée syrienne libre, le 8 janvier 2014. (MOHAMMED WESAM / ALEPPO MEDIA CENTRE)