Attentat de Nice : la ville sous tension

Quatre jours après l'attentat de Nice, un climat de tension semble s'installer dans la ville avec la colère de certains habitants et l'inquiétude des autres.

France 2

Un tas d'ordures là où le terroriste a été précisément abattu, comme le symbole d'une colère qui gronde. À Nice (Alpes-Maritimes), bastion historique de la droite et terre de prédilection du Front national, cette colère est surtout dirigée contre la politique sécuritaire du gouvernement. Cette fleuriste à la retraite fait partie de ces Français qui ont sifflé Manuel Valls, ce 18 juillet, sur la promenade des Anglais. "Il est Premier ministre. Quand on est au gouvernement, il faut quand même qu'on sécurise les gens, non ?", déclare-t-elle.

La peur du réveil d'un sentiment anti-musulman

Mais la critique est aussi plus large. Certains remettent en cause les guerres menées par le chef de l'État au nom de la lutte antiterroriste. Mais à Nice, c'est aussi le réveil du sentiment anti-musulman qui inquiète. Cet homme récite quelques versets du Coran, drapeau tunisien d'un côté et drapeau français de l'autre. Un peu plus loin, deux femmes musulmanes se recueillent. Elles sont désormais inquiètes. Ce lundi soir à Nice, les divisions paraissent plus vives que jamais.

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Un monticule d\'ordures dressé, le 17 juillet 2016, sur l\'emplacement de la promenade des Anglais où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l\'attentat de Nice, a été tué par la police.
Un monticule d'ordures dressé, le 17 juillet 2016, sur l'emplacement de la promenade des Anglais où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l'attentat de Nice, a été tué par la police. (ERICK GARIN / AFP)