Attentat de Nice : la sécurité en question

Y a-t-il eu défaut de sécurisation ? Depuis vendredi 15 juillet, la question fait débat entre Christian Estrosi et le gouvernement. Éléments de réponse.

France 2

Ce soir-là, le 14-juillet, 30 000 spectateurs étaient venus assister au feu d'artifice. Et pour assurer leur sécurité : 64 policiers nationaux, 42 policiers municipaux et 20 militaires. Leur mission : sécuriser cette zone entièrement piétonne de la promenade, mais aussi un segment de 2km en amont où des cônes de signalisation ont été déposés pour dévier en partie la circulation par ce tunnel. À l'entrée de la rue piétonne, des barrières métalliques et des voitures de police sont installées sur la chaussée, mais pas sur les trottoirs. 

Dispositif de sécurité négocié

C'est un dispositif de sécurité négocié entre la mairie de Nice, la préfecture et la police lors de réunions préparatoires. Selon le Canard enchaîné, il est d'abord demandé de "sécuriser la manifestation par un barrièrage avec filtration du public". Mais la police fait savoir que les effectifs de police nationale et municipale sont contraints, cela veut dire pas de renforts. Le dispositif retenu permettait de réagir en cas d'intrusion de personnes armées, mais pas de véhicules. Pourtant durant l'Euro, des blocs de béton avaient été disposés autour de la fan zone de Nice, une option qui n'a manifestement pas été retenue pour le 14-juillet.

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Des policiers sur la promenade des Anglais, à Nice, le 16 juillet 2016.
Des policiers sur la promenade des Anglais, à Nice, le 16 juillet 2016. (IRINA KALASHNIKOVA / AFP)