Attentat de Nice : des versions divergentes et modifiables du rapport

Le rapport original sur la vidéo surveillance après l'attentat de Nice a bien été modifié. Une information qui pourrait donner raison à Sandra Bertin mais que la police légitime.

France 3

Après l’attentat de Nice, une voix s’est élevée contre les autorités publiques : Sandra Bertin, policière en charge de la vidéosurveillance de la ville, affirme avoir subi des pressions pour rendre un rapport modifiable. Aujourd’hui, il s’avère que la démarche est habituelle : ces rapports sont des éléments qui servent à une synthèse plus globale faite par la direction générale de la police nationale. Le service demande des versions modifiables pour pouvoir les copier-coller.

Modifiable et modifié

Le rapport a d’ailleurs bien été modifié. La principale différence porte sur la présence policière. La synthèse de la direction générale dit : "l’exploitation des [...] caméras permet d’apercevoir le gyrophare du véhicule". Dans le rapport original, on peut lire : "la montée sur le trottoir [...] s’effectue en dehors du périmètre fermé des festivités et il n’y a alors aucune présence policière". Pour Sandra Bertin, les bandes vidéos sont seules témoins. La synthèse finale a été rédigée par une commissaire de l’état major. Celle-ci reconnait des maladresses et de la précipitation, mais pas les pressions dont accuse la policière.

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Sandra Bertin, policière municipale à Nice (Alpes-Maritimes), et son avocat Me Adrien Verrier, le 24 juillet 2016.
Sandra Bertin, policière municipale à Nice (Alpes-Maritimes), et son avocat Me Adrien Verrier, le 24 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)