VIDEO. Attentat de Nice : après les accusations d'une policière municipale, la polémique tourne au bras de fer politique

Une policière municipale affirme avoir reçu des pressions de la place Beauvau pour modifier son rapport sur le dispositif policier du 14-Juillet. Manuel Valls dénonce une polémique purement politique.

France 2

Il y a dix jours déjà, au lendemain de l'attentat de Nice, Manuel Valls et Christian Estrosi échangeaient une poignée de main glaciale. Depuis, ils ne cessent de s'affronter au sujet du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une policière municipale affirme avoir reçu des pressions de la place Beauvau pour modifier son rapport sur le dispositif policier du 14-Juillet.

Le Premier ministre a dénoncé, lundi 25 juillet, une polémique purement politique : "pour ceux qui mènent ces polémiques (...) ils mettent en cause le préfet, le travail des policiers, le travail du procureur et en mettant en cause ceux qui incarnent l'État on met en cause l'État de droit et on s'attaque à la République."

Des soupçons de manipulation

Christian Estrosi a participé, lundi après-midi à Nice, à l'hommage aux victimes organisé par des policiers municipaux, au premier rang, Sandra Bertin, la policière qui accuse Bernard Cazeneuve. Christian Estrosi a alors déclaré : "toute ma police municipale à mon soutien comme toute la police nationale a mon soutien."

Si Sandra Bertin a fermé ses comptes sur les réseaux sociaux, d'anciens messages révèlent une sympathie pour l'opposition, de quoi alimenter des soupçons de manipulation.

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Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 19 juillet à l'Elysée à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)