Terrorisme : deux jeunes radicalisés, soupçonnés de projets d'action violente en France, interpellés et présentés à la justice

Un adolescent de 17 ans a été interpellé à Mantes-la-Jolie et un jeune homme de 18 ans a été arrêté à Marseille. 

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France Télévisions
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La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), le 5 novembre 2018.  (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Deux jeunes radicalisés soupçonnés de préparer des projets d'action violente en France ont été interpellés et placés en garde à vue par des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) mercredi 10 mars, a appris France Télévisions de source judiciaire, confirmant une information du ParisienIls ont été présentés à un juge antiterroriste samedi.

Arrêté mercredi à Marseille (Bouches-du-Rhône), un jeune homme de 18 ans a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placé en detention provisoire. Son interpellation est intervenue après une visite domiciliaire, où de nombreux documents de propagande terroriste ont été découverts par la DGSI. Il échangeait avec des jihadistes, avait évoqué son souhait de rejoindre la Syrie et prévoyait lui aussi une action violente sur le sol français.

"La menace est toujours présente"

Un mineur âgé de 17 ans a également été interpellé mercredi à Mantes-la-Jolie (Yvelines), au domicile de sa mère. L'adolescent échangeait avec des personnes radicalisées sur le service de messagerie cryptée Telegram. Il y avait exprimé son souhait de s'en prendre à des militaires et de "faire payer à la France" sa contribution à la coalition anti-Etat islamique.

"La menace terroriste est toujours très présente", a réagi sur franceinfo Marlène Schiappa, dimanche, interrogée sur cette affaire. La ministre déléguée à la Citoyenneté pointe un "terrorisme d'atmosphère", qu'elle décrit comme "des jeunes qui n'ont pas forcément été approchés par des groupes terroristes organisés type Al-Qaïda, Daech ou d'autres, mais qui se radicalisent parfois sur leur téléphone en regardant des contenus sur les réseaux sociaux et décident seuls d'initiatives de passage à l'acte terroriste".

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