Découverte d'explosifs à Epinal : trois personnes toujours en garde à vue, dont le principal suspect, connu des services de renseignement

Les enquêteurs ont découvert plusieurs Cocottes-Minute, des projectiles en plomb et des systèmes déclencheurs dans l'appartement du principal suspect.

L\'unité d\'élite de la police nationale est intervenue en plein centre-ville d’Épinal (Vosges), le 23 janvier 2020.
L'unité d'élite de la police nationale est intervenue en plein centre-ville d’Épinal (Vosges), le 23 janvier 2020. (PHILIPPE BRIQUELEUR / MAXPPP)

Trois personnes sont toujours en garde à vue vendredi 24 janvier, dont le principal suspect, après la découverte jeudi d'engins explosifs artisanaux dans un immeuble d'Epinal (Vosges), a appris franceinfo de source judiciaire.

Les policiers, appuyés par le Raid, ont découvert au domicile du suspect des explosifs, et notamment plusieurs Cocottes-Minute à l'intérieur desquelles se trouvaient de la poudre, des projectiles en plomb et des systèmes déclencheurs.

Le suspect fiché au FSPRT

L'homme est connu des services de renseignement pour son prosélytisme, pour sa fréquentation des milieux radicaux, et il est fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Il était sorti de prison il y a environ six mois, après une condamnation dans une affaire de stupéfiants. Selon les informations de franceinfo, les enquêteurs n'ont pas repéré de projet d'attentat imminent.

L'intervention policière dans son appartement était une "visite domiciliaire administrative", autorisée par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris, à la suite d'un signalement.

Deux autres personnes en garde à vue

Le Parquet national antiterroriste a ouvert jeudi 24 janvier pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", et "détention et fabrication d'engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste". Deux autres personnes, dont la compagne du suspect, sont aussi en garde à vue.

Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg.