Le plan Vigipirate passe au niveau "alerte attentat" dans les Alpes-Maritimes

Le Premier ministre Manuel Valls l'a annoncé mercredi.

Un soldat monte la garde, le 3 février 2015, après l\'agression au couteau de trois militaires dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes).
Un soldat monte la garde, le 3 février 2015, après l'agression au couteau de trois militaires dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)

Les Alpes-Maritimes sont désormais sous très haute surveillance. Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé à l'Assemblée nationale, mercredi 4 février, que le plan Vigipirate passait au niveau "alerte attentat" – le plus élevé – dans ce département, au lendemain de l'agression au couteau de trois militaires à Nice.

"Au vu de la situation particulière que la ville de Nice vient de connaître (...), je viens de décider, comme en Ile-de-France depuis quatre semaines déjà, de passer dans les Alpes-Maritimes le plan Vigipirate au niveau alerte attentat, parce qu'il faut que tous les moyens soient mis en place", a déclaré Manuel Valls.

830 sites sous surveillance dans tout le département

Le Premier ministre a aussi justifié cette mesure par le fait qu'"il y a toujours des possibilités de mimétisme", c'est-à dire de la réalisation d'actes semblables à ceux qui viennent d'être commis. En outre, il existe "peut-être" des "complicités liées à l'auteur de l'agression", a-t-il ajouté.

Selon le Premier ministre, "le risque terroriste est bien là, il peut survenir à tout moment, à tout point du territoire" et c'est pourquoi "des moyens exceptionnels continueront d'être dégagés" pour faire face à la menace. Il a rappelé qu'"à ce jour, 830 sites sensibles sont surveillés, dont 30 à Nice"Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, avait réclamé cette mesure pour sa ville le 19 janvier.