Attentat contre "Charlie Hebdo" : à quoi correspond le plan Vigipirate niveau "alerte attentat" ?

Le plan Vigipirate a été relevé au niveau "alerte attentat" en Ile-de-France après l'attaque perpétrée à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo", qui a fait au moins douze morts.

Le niveau \"alerte attentat\" de Vigipirate, instauré mercredi 7 janvier 2015 en région parisienne à la suite de la fusillade contre \"Charlie Hebdo\", est le plus élevé du dispositif antiterroriste français.
Le niveau "alerte attentat" de Vigipirate, instauré mercredi 7 janvier 2015 en région parisienne à la suite de la fusillade contre "Charlie Hebdo", est le plus élevé du dispositif antiterroriste français. (FRANÇOIS GUILLOT / AFP)

Conséquence immédiate de l'attaque contre Charlie Hebdo, qui a fait au moins douze morts mercredi 7 janvier : Manuel Valls a décidé de relever le plan Vigipirate au niveau "alerte attentat", le niveau le plus élevé, sur "l'ensemble de la région Ile-de-France". Le plan gouvernemental Vigipirate, qui relève du Premier ministre et associe tous les ministères, a depuis 2014 deux niveaux : le niveau "Vigipirate" simple et le niveau "alerte attentat", qui répond à "une menace imminente". Quelles conséquences concrètes ? 

> Attaque contre Charlie Hebdo : le bilan passe à 12 morts, les suspects sont toujours en fuite. Suivez la situation en direct

Le niveau "alerte attentat" s'applique quand des projets d'actions terroristes ont été détectés par les services de renseignement ou quand un acte terroriste a été commis sur le territoire national. Aussitôt, des "mesures exceptionnelles"d'une "durée très limitée" et drastiques, sont alors instaurées, précise le gouvernement sur son site. 

Des "mesures exceptionnelles"

Matignon indique mercredi à la mi-journée que les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports sont placés en "protection renforcée" en région parisienne. Les sorties scolaires dans les académies de Paris, Créteil et Versailles et les activités en dehors des établissements sont suspendues "jusqu'à nouvel ordre", indique le rectorat. 

Voici également les principales "mesures exceptionnelles" prévues par le dispositif "alerte attentat" :

• Des unités d'intervention et les services spécialisés (secours, forces de l'ordre) sont en état d'alerte, les forces armées sont mises à contribution pour la surveillance

• Interdiction de stationnement aux abords des établissements scolaires

• Interdiction des grands rassemblements

• Renforcement des contrôles (avec utilisation de méthodes de détection d'explosifs) et systématisation des contrôles d'identité et des patrouilles dans ou aux abords des zones sensibles

• Des cellules de crise sont mises en place au niveau des ministères, des préfectures mais aussi des gestionnaires d'infrastructures sensibles

Enfin, toutes les mesures applicables au niveau plus simple de "vigilance" restent bien sûr activées, notamment l'interdiction du stationnement près de certains édifices publics qui pourraient constituer une cible de choix pour des attentats ou encore le contrôle des bagages dans les aéroports.