Risque de pollution dans le Finistère après le naufrage de deux coques

La préfecture maritime de l'Atlantique a relevé des hydrocarbures dans les soutes de ces coques vides, qui ont coulé en décembre.

Les deux coques ont coulé lors de leur transport, le 22 décembre 2016 à 130 km à l\'ouest de l\'île de Sein (Finistère).
Les deux coques ont coulé lors de leur transport, le 22 décembre 2016 à 130 km à l'ouest de l'île de Sein (Finistère). (GOOGLE MAPS)

C'est une nouvelle inquiétante dans un département traumatisé par les marées noires. En décembre, deux coques vides ont fait naufrage au large du Finistère, et pourraient présenter "un risque pour l'environnement", révèle la préfecture maritime de l'Atlantique, mercredi 4 janvier.

Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux coques a mis en évidence la présence de produits polluants.Préfecture maritime de l'AtlantiqueCommuniqué

Au cours de vols d'observation, la marine nationale et les douanes ont notamment repéré "la présence régulière d'irisations". Celles-ci "se dispersent et s'évaporent rapidement, ajoute le communiqué, sous l'effet du brassage naturel de la mer". La préfecture a relevé une centaine de mètres cubes de résidus d'hydrocarbures en moyenne par coque.

Une compagnie danoise mise en demeure

Les deux coques étaient destinées à la déconstruction, mais elles ont sombré le 22 décembre au large de l'île de Sein. Lors de leur remorquage par un navire de la compagnie danoise Maersk, l'une d'elles a d'abord coulé en raison d'une voie d'eau, avant d'entraîner la seconde. A la demande des autorités françaises, la compagnie a affrété un navire pour localiser les deux coques, le 29 décembre.

Le préfet maritime de l'Atlantique, le vice-amiral d'escadre Emmanuel de Oliveira, a mis en demeure Maersk, mercredi, de procéder avant le 1er février à une investigation approfondie des deux épaves. La compagnie est sommée de déterminer la nature des dommages subis et leur état, puis de mener les actions nécessaires "pour écarter tout danger potentiel grave pour l'environnement".