Rave-party à Redon : "Je ne vois pas le côté festif", affirme la gendarmerie de Bretagne

Les participants à cette fête illégale se sont retrouvés sur un "terrain immense", rappelle le commandant Pierre Sauvegrain, qui évoque des violences dans la nuit de vendredi à samedi.

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Radio France
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Des gendarmes parlent avec un participant à la rave-party à Redon, le 19 juin 2021. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

"Je ne vois pas le côté festif", a assuré sur franceinfo samedi 19 juin le général Pierre Sauvegrain, commandant de gendarmerie de la région Bretagne, en charge des opérations qui occupent les militaires depuis le début de la nuit pour tenter d'empêcher l'installation d'une fête sauvage à Redon, en Ille-et-Vilaine.

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franceinfo : Est-ce que des affrontements ont toujours lieu ?

Pierre Sauvegrain : Là on est plutôt dans une phase de calme, ce qui nous permet de procéder à une évaluation du dispositif et à des relèves, puis de faire des propositions au préfet sur les solutions tactiques que nous retiendrons ultérieurement. Il y a toujours des gens sur place, sur une surface extrêmement importante. Il est très difficile d'avoir un comptage précis, mais il me semble que 1 500 est le chiffre le plus proche de la réalité que nous vivons. Au moment où je vous parle [9h40], ils ne donnent pas de signe de quitter les lieux. Le préfet leur a demandé de quitter les lieux, j'espère qu'ils feront preuve de sagesse et de bon sens et qu'ils quitteront les lieux.

Le préfet a parlé de "heurts d'une extrême violence". Selon vous, les personnes présentes sont-elles prêtes à de nouveaux affrontements avec les gendarmes ?

Oui, d'autant plus que j'ai effectivement eu cinq gendarmes blessés, dont deux un peu plus grièvement. J'entends le terme de "fêtards" qui est utilisé, moi je ne vois pas le côté festif. Quand j'ai des gendarmes engagés toute la nuit, avec des gens qui viennent au contact, qui lancent des boules de pétanque et projectiles divers, je ne vois vraiment plus le côté festif. Là, on est effectivement sur un phénomène très particulier.

Quel a été le point de départ de ce rassemblement ?

Cela a commencé comme toutes les rave-partys qui veulent s'installer de manière sauvage. Avec une mise en alerte sur des regroupements au confluent de trois départements et deux régions, la Bretagne et les Pays de la Loire. C'est lentement monté en puissance, nous avons su au cours de la soirée que le lieu de rassemblement choisi était Redon, à l'hippodrome. C'est un terrain qui, je le rappelle, est vraiment énorme, avec de grandes difficultés pour tenir la totalité d'un terrain qui ne se prête pas à ce genre d'exercice. Puis les violences sont montées crescendo au cours de la nuit.

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