Seine-et-Marne : 67 tombes profanées à Fontainebleau, le maire dénonce un acte "abject"

Des croix gammées ont été découvertes lundi matin sur 67 tombes du cimetière de Fontainebleau en Seine-et-Marne. Le parquet a ouvert une enquête.

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Radio France
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Photo du cimetière de Fontainebleau postée sur le compte Twitter de Frédéric Valletoux, le maire de la commune, lundi 28 décembre 2020. (CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER)

Des croix gammées ont été tracées sur de nombreuses tombes du cimetière de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, indique lundi 28 décembre le maire Frédéric Valletoux sur son compte Twitter. Il va porter plainte. Le cimetière juif, situé à côté du cimetière principal de la ville, n'a pas été profané, selon le parquet de Fontainebleau, qui a ouvert une enquête pour "dégradation de sépultures". 

Le maire publie des photos sur lesquelles on voit des croix gammées tracées en rose sur plusieurs tombes. "Je suis scandalisé et écœuré par la découverte, ce matin, de très nombreuses tombes profanées par des croix gammées. Des actes abjects et répugnants contre lesquels je vais déposer plainte. Jamais notre cimetière n'avait été la cible de tels crimes", écrit Frédéric Valletoux.

"L'ampleur de cet acte le rend encore plus abject", déclare lundi sur franceinfo Frédéric Valletoux. "Des dizaines et des dizaines de tombes profanées, sur lesquelles ont été inscrites des croix gammées",  ont été découvertes dans le cimetière principal de la commune.

"On les a comptées, il y en a 67" se désole le maire de Fontainebleau. "Une seule croix gammée suffirait à ce que ce soit abject, mais de cette ampleur-là, c'est du jamais vu dans notre ville. Jamais on n'avait été la cible d'un tel déferlement de bêtise et de haine."

Plusieurs malfaiteurs responsables ?

Le maire de Fontainebleau dénonce un "crime odieux" sur franceinfo. "Des tombes anciennes mais aussi des tombes beaucoup plus récentes" ont été profanées. Frédéric Valletoux pense "aux familles qui vont être affectées d'apprendre cela".

Sur France Bleu Paris, Frédéric Valletoux précise que les inscriptions ont été faites "dans différentes couleurs" ce qui le laisse penser que les malfaiteurs "étaient plusieurs". La police étudie les images de vidéosurveillance autour du cimetière, dont l'intérieur n'est pas surveillé.

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