Violences policières : les gardiens de la paix et leur ministre toujours plus divisés

Christophe Castaner avait annoncé la fin de la technique d’étranglement lors d’interpellations, mais aussi la suspension des agents soupçonnés de racisme avéré. Jeudi 11 juin, le ministre a reçu les syndicats pour tenter de calmer la colère.

FRANCE 2

À Lille (Nord), des policiers ont jeté leurs menottes au sol devant leur commissariat. Ils sont en colère et veulent le faire savoir. "On est ici présents, menottes au sol, parce qu’on s’est fait insulter", clame l’un d’eux. Ils ont un sentiment d’abandon et d’injustice. À Lille, mais aussi à Toulouse (Haute-Garonne), les fonctionnaires sont prêts à aller au bras de fer avec Christophe Castaner, accusé d’avoir lâché ses troupes.

Des policiers qui n’ont "plus confiance" en Christophe Castaner

Le ministre, dans la tourmente, a reçu jeudi 11 juin, dans l’après-midi, les organisations syndicales. Leur message était on ne peut plus clair. "J’ai très clairement annoncé qu’il avait perdu la confiance des policiers, qu’ils ne se reconnaissaient plus en sa personne désormais", explique Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police. À l’unanimité, la profession demande que soient abandonnées les sanctions pour soupçons de racisme avéré et que soit maintenue la technique d’interpellation dite de l’étranglement.

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Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, à Evry, le 9 juin 2020.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, à Evry, le 9 juin 2020. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP POOL)