Violences policières : des familles de victimes écrivent à Emmanuel Macron, fortes du soutien d'"un million de voix"

Dans ce courrier, cinq collectifs souhaitent "la création d'un organe indépendant" pour enquêter sur les plaintes pour violences commises par des forces de l'ordre et l'interdiction de technique d'interpellation contestées. 

Des manifestants contre les violences policières, à Paris, le 20 juin 2020. 
Des manifestants contre les violences policières, à Paris, le 20 juin 2020.  (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"Nous nous sommes adressés à vos prédécesseurs, aucun n'a réagi. Etes-vous celui qui brisera enfin l'omerta et osera affronter les réalités de l'impunité des violences racistes et policières ?" Mardi 23 juin, plusieurs collectifs de proches de victimes présumées de violences policières ont écrit une lettre à Emmanuel Macron pour demander notamment l'interdiction du plaquage ventral, du pliage et de la clé d'étranglement, "trois techniques d'immobilisation qui étouffent et tuent", rapporte Le Parisien, qui a consulté le document, suivi de l'AFP.  

Dans ce courrier, qui s'inscrit dans le cadre d'une campagne nommée "1 million de voix contre les violences racistes et policières", les auteurs revendiquent le soutien de plus d'un million de personnes, lesquelles ont exprimé leur soutien à travers 16 pétitions contre "les violences racistes et policières.

Un "organe indépendant" pour enquêter sur les violences policières

Par ailleurs, les cinq collectifs souhaitent "la création d'un organe indépendant" pour enquêter sur les plaintes pour violences commises par des forces de l'ordre.

Depuis plusieurs semaines, l'exécutif fait face à une mobilisation en France contre les violences policières, portée par le Comité Adama Traoré, du nom du jeune homme noir mort en juillet 2016 après son arrestation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise).

Dans la foulée de cette mobilisation, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé début juin l'abandon de la  technique de la clé d'étranglement, mais cette dernière reste autorisée en attendant la définition d'une méthode alternative.