Violences à Paris : "Nous récoltons les fruits de beaucoup de lâcheté", estime Éric Ciotti

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Violences à Paris : "Nous récoltons les fruits de beaucoup de lâcheté", estime Éric Ciotti
FRANCE 2
Article rédigé par
C. Roux - France 2
France Télévisions

Invité des "4 Vérités" de France 2, le député les Républicains des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, est revenu lundi 7 décembre sur les images de violences survenues en marge des manifestations organisées en France, samedi.

Samedi 5 décembre, les nouvelles manifestations contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", organisées partout en France, ont une fois encore donné lieu à des violences en marge des cortèges. Des images auxquelles Éric Ciotti, député les Républicains, "ne s’habitue pas". "Ce qui s’est passé est extrêmement grave, ce déchaînement de violence, des policiers attaqués, des commerces pillés. C’est le désordre qui s’installe. Depuis le début de ce quinquennat, c’est le fruit de beaucoup de lâcheté que nous récoltons, parce que l’on n’agit pas contre ceux qui cassent", a-t-il estimé sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, lundi 7 décembre.

"Adapter le droit à une société de plus en plus violente"

Le député des Alpes-Maritimes a en outre appelé à ce qu’il y ait "des actions préventives" pour interpeller et sanctionner ceux qui ont "une stratégie de détruire la société", faisant écho à la proposition de loi "anti-casseurs" suggérée par certains sénateurs, mais censurée par le Conseil constitutionnel. "S’il y a une démarche judiciaire, je pense que c’est possible, a toutefois assuré Éric Ciotti. On parle d’adapter notre droit à une société qui est devenue de plus en plus violente, à des menaces qui mettent en cause l’existence même de la démocratie."

Interrogé sur les propos d’Emmanuel Macron, qui a évoqué des "violences inadmissibles" en commentant l’interpellation du producteur de musique Michel Zecler, Éric Ciotti s’est dit "très choqué". "C’est une faute à l’égard des policiers qu’il a blessés. Ils sont très en colère, humiliés, mais c’est une faute aussi à l’égard du pays. Le président de la République doit rassembler, protéger la société. Jamais il n’y a eu autant de violences et autant de délinquance. Nous n’avons que des réponses verbales, de la communication", a-t-il affirmé.

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