Tensions à Grenoble après la mort de deux jeunes : "Les violences sont inadmissibles et ne résoudront pas la situation"

Émilie Chalas, députée La République en Marche de la troisième circonscription de l'Isère a réagi sur franceinfo aux échauffourées qui ont lieu depuis trois jours dans le quartier Mistral à Grenoble.

Image des tensions à Grenoble dans le quartier Mistral dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 mars.
Image des tensions à Grenoble dans le quartier Mistral dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 mars. (ETIENNE BOUY / MAXPPP)

De nouvelles échauffourées ont eu lieu dans la nuit de lundi 4 à mardi 5 mars à Grenoble, en  Isère, entre des forces de l'ordre et des habitants du quartier Mistral deux jours après la mort de deux jeunes en scooter alors qu'ils étaient poursuivis par la police.

Sur franceinfo, Émilie Chalas, députée LREM de l'Isère (3e circonscription), le quartier du Mistral à Grenoble se situe dans sa circonscription, appelle "au calme et condamne ces violences."

"Je condamne ces violences dans ce contexte de deuil. L'heure est pour l'instant au respect de ce deuil pour les familles et les violences sont inadmissibles et ne résoudront pas la situation dans laquelle nous nous trouvons et ne feront pas revenir ces deux enfants du quartier", a insisté la députée.

À ce stade, l'enquête est en cours et rien ne démontre le lien direct entre l'intervention de la police et l'accident dont ont été victimes ces deux enfants.Émilie Chalasfranceinfo

"Il faut raison garder et ne pas hystériser la situation", demande la députée qui "appelle au calme et au dialogue pour éviter les fake. Il y a, à ce jour, beaucoup de fausses informations qui circulent dans le quartier, notamment."

Renouer le dialogue avec les habitants du quartier

Pour éviter que ce genre de situation se reproduise,"il faut s'interroger sur la récurrence. Ce n'est pas la première fois que cela arrive à Grenoble ou ailleurs. Nous devons prendre en main la vie dans ces quartiers. L'État y participe avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, mais il faut aussi s'occuper des gens et donner l'accès à l'emploi, accompagner les associations, car c'est une minorité qui gangrène ces quartiers."

Émilie Chalas souhaite "que tout le monde se mette autour de la table." Elle a appelé à des "assises de la sécurité, mais aussi à des assises locales sur les quartiers politiques de la ville de Grenoble pour faire le point et mettre en œuvre tout ce qu'il faut pour que cesse la réitération des actes de violence."