Seine-Saint-Denis : le préfet de police de Paris demande la suspension des policiers filmés alors qu'ils tenaient des propos racistes

Ces deux agents ont reconnu être les auteurs des propos incriminés tenus à l'encontre d'un suspect, qualifié de "bicot", dans la nuit de samedi à dimanche.

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France Télévisions
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La Seine à L'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à hauteur de la Cité du cinéma, le 17 septembre 2015. (MAXPPP)

Le préfet de police de Paris a demandé la suspension de deux policiers mis en cause pour des propos racistes proférés lors d'une interpellation samedi 25 avril au soir à l'Ile-Saint-Denis, a indique la préfecture lundi 27 avril. "Avec l'accord du ministre de l'Intérieur, le préfet de police Didier Lallement a demandé au directeur général de la police nationale (DGPN) la suspension des deux policiers mis en cause dans la tenue de propos racistes entendus dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux", a-t-elle précisé. Selon une source policière, ces deux agents ont reconnu être les auteurs des propos incriminés tenus à l'encontre d'un suspect, qualifié de "bicot". Une expression raciste désignant un Arabe nord-africain.

La vidéo de la scène a été diffusée dimanche après-midi par le journaliste du site engagé Là-bas si j'y suis Taha Bouhafs. Ce dernier affirmait, en préambule, qu'un homme avait été repêché dans la Seine et interpellé après avoir plongé dans le fleuve pour échapper à la police, qui intervenait pour une affaire de vol sur un chantier. Les policiers ont été filmés alors qu'ils regagnaient leurs véhicules. 

L'IGPN saisie

"Un bicot comme ça, ça nage pas", peut-on entendre. "Ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied", répond un membre des forces de l'ordre. Sur d'autres images, on entend les policiers rire et des bruits sourds venant du fourgon policier où l'interpellé, qui paraît crier, a été placé.

"L'homme a été conduit à l'hôpital après sa chute dans la Seine", a déclaré la procureure de la République de Nanterre, Catherine Denis, selon laquelle aucune plainte n'a été pour l'heure déposée. Outre l'enquête administrative, une enquête judiciaire a également été ouverte et confiée à l'IGPN, a annoncé sur franceinfo la procureure de Nanterre. L'homme arrête, de nationalité égyptienne, n'a semble-t-il pas fait état de blessures lors de sa garde à vue.

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