Prise d'otages à Paris : la plus longue négociation de l'histoire de la BRI parisienne

Les membres de la Brigade de recherche et d’intervention ont négocié 17 heures avec un forcené qui retenait deux femmes en otage dans le nuit du lundi 20 décembre. 

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Radio France
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Des membres de Brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de Police de Paris lors d'un exercice en 2018.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)

C’est la plus longue négociation de l’histoire de la BRI parisienne (Brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de Police de Paris). Elle aura duré 17 heures. Le forcené de 56 ans qui s’était retranché lundi 20 décembre avec deux otages, une mère et sa fille, dans une quincaillerie de la rue d'Aligre, dans le 12e arrondissement de Paris, a fini par se rendre à 8h10 mardi matin, au terme d’une nuit de négociations avec les policiers d’élite.

Comme pour chaque prise d’otage, de très nombreux effectifs ont été mobilisés, comme des tireurs d'élite mais aussi des négociateurs spécialement formés à la gestion de ce type de crise, assistés d’une psychologue. Le contact a été établi très vite avec le forcené, qui n’a jamais rompu le dialogue, selon les informations de franceinfo.

La solution pacifique toujours privilégiée

"Il a toujours répondu au téléphone, que ce soit cinq minutes ou une demi-heure", précise une source proche du dossier. Très vite, la piste terroriste est écartée, l'homme de 56 ans est inconnu des services de renseignements, et il n’a jamais fait de séjour en hôpital psychiatrique. Mais il est connu dans le quartier pour des troubles du comportement.

L'homme retient deux femmes,une mère, gérante du commerce, et sa fille, sous la menace d'un couteau. Tout au long de la prise d'otage, les négociateurs de la BRI le laissent parler, l’écoutent, car la solution pacifique est leur objectif, comme le proclame d’ailleurs leur devise "Per verbum per gladium" (Par la plume ou par l’épée).

"Il tient des propos délirants, il s’agit donc de le faire redescendre et de profiter de ses accès de lucidité."

Une source proche de l'enquête

à franceinfo

Le forcené veut parler à Eric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, et à Sylvie Noachovitch, l’avocate d’Omar Raddad. Elle va d’ailleurs être en contact avec lui par téléphone, comme elle l'a raconté à franceinfo. L'homme lui demande de l’aider, il dit "avoir été empoisonné par des médecins". Peu avant 22h, l’homme relâche l’une des deux otages, la gérante du commerce.

Toute la nuit, les négociateurs de la BRI vont poursuivre les négociations, sans relâche, jusqu’au dénouement : vers 8h, le forcené relâche sa dernière otage, la fille de la gérante du commerce, et se rend. Aucun coup de feu n’a été tiré. Placé brièvement en garde à vue pour pour "séquestration aggravée et violences volontaires avec arme", l’homme a ensuite été interné à l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Police de Paris, l’I3P.

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