Nice : le parquet retient la thèse de l'accident après la mort d'un jeune tué par un policier

Il requiert toutefois le placement sous contrôle judiciaire strict du commandant de police mis en cause et annonce l'ouverture d'une information judiciaire. 

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Des policiers et médecins légistes sur les lieux où un homme d'une vingtaine d'années a été tué par un policier lors de son arrestation à Nice, (Alpes-Maritimes), le 19 janvier 2022. (VALERY HACHE / AFP)

Le commandant de police qui a tué, mercredi à Nice (Alpes-Maritimes), un homme d'une vingtaine d'années lors d'une interpellation, a été déféré vendredi 21 janvier "en vue de l'ouverture d'une information judiciaire du chef d'homicide involontaire", a annoncé le parquet de Nice. "Le parquet requerra le placement sous contrôle judiciaire strict du policier", a-t-il ajouté.

"Les investigations menées, notamment les exploitations vidéo de la scène des faits, les auditions de témoins, le recueil de données techniques sur l'arme utilisée, ne permettent pas à ce jour de contredire la thèse accidentelle avancée par le mis en cause", a précisé le parquet de Nice.

Une enquête de l'IGPN

Le fonctionnaire de police, membre de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Nice, avait été placé en garde à vue pour homicide volontaire dans le cadre d'une enquête de flagrance confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Nice.

Il "affirme n'avoir eu aucunement l'intention d'attenter à la vie de la victime et fait état, lors de ses auditions, d'un tir accidentel lié aux circonstances de l'interpellation", selon le communiqué du parquet.

Mercredi, une série d'interpellations avait été organisée dans le quartier niçois de Las Planas, une cité située dans le nord de la ville, où avait été tué, dans la nuit du 24 au 25 décembre, un jeune homme de 24 ans, Ermelindo Goncalves Fontes, d'une balle dans la poitrine. Une information judiciaire avait été ouverte pour assassinat en bande organisée.

Un commandant "expérimenté"

Lors d'une de ces interpellations, rue de la Buffa à Nice, à quelque 500 mètres de la promenade des Anglais, le fonctionnaire de police, décrit par le procureur de Nice, Xavier Bonhomme, comme un commandant "expérimenté", a "fait usage de son arme et a atteint la tête de l'un des individus ciblés alors par l'opération de police", a souligné le parquet.

La victime, née en 1999 et originaire de Marseille, a été touchée par le tir "au niveau de l'arrière du lobe inférieur de l'oreille droite" et est décédée "des suites de ses blessures" alors qu'elle était prise en charge par les services de secours, a-t-il poursuivi.

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