Montpellier : un homme mis en examen pour meurtre après avoir tiré sur une jeune femme la nuit de la Saint-Sylvestre

L'auteur du coup de feu qui a tué une femme de 22 ans à Montpellier (Hérault) la nuit de la Saint-Sylvestre a été mis en examen pour meurtre et non pas pour homicide involontaire, comme l'avait requis le parquet, rapporte France Bleu Hérault.

Le jeune femme a été retrouvée morte au volant de sa voiture au matin du 1e janvier 2020.
Le jeune femme a été retrouvée morte au volant de sa voiture au matin du 1e janvier 2020. (JEAN MICHEL MART / MAXPPP)

La juge chargée du dossier a décidé vendredi 3 janvier de mettre en examen pour meurtre l'auteur présumé du coup de feu qui a tué une femme de 22 ans à Montpellier la nuit de la Saint-Sylvestre, rapporte France Bleu Hérault. Il encourt donc 30 ans de réclusion criminelle. Le procureur avait pourtant privilégié la thèse d'un accident en ouvrant d'abord une information judiciaire pour homicide involontaire aggravé et transport d'arme.

Cette mise en examen sous-entend que, selon la magistrate, l'homme, âgé de 33 ans, avait l'intention de tuer. La magistrate a par ailleurs demandé son placement sous mandat de dépôt.

Un des avocats du tireur va saisir la chambre de l'instruction

Mercredi 1e janvier, à l'aube, une jeune femme de 22 ans avait été retrouvée morte au volant d'une voiture, tuée d'une balle en pleine tête. Quatre amis qui l'accompagnaient, tous venus d'Avignon pour passer le réveillon de la Saint-Sylvestre à Montpellier, avaient eux-mêmes prévenu les secours.

Le tireur présumé avait alors reconnu être l'auteur du coup de feu mortel. Un coup de feu accidentel, avait t-il expliqué aux enquêteurs. Une version confirmée par une jeune femme qui se trouvait dans la voiture au moment du drame. L'homme a expliqué qu'il avait exhibé l'arme lors du trajet aller entre Avignon et Montpellier pour impressionner ses amis, mais qu'après la fête, il avait oublié qu'il avait laissé le chargeur et avait donc tiré accidentellement.

Maître Luc Abratkiewicz, l'un des deux avocats du tireur, a indiqué qu'il allait saisir "dans les prochains jours" la chambre de l'instruction, "pour qu'on revienne à une qualification plus adaptée."