Covid-19 : une structure de renseignement créée en France contre le blanchiment et les rachats frauduleux liés à la crise sanitaire

C'est une première en France. L'objectif est de détecter les escrocs qui pourraient blanchir de l'argent sale en prenant le contrôle de sociétés en difficulté ou qui pourraient mettre en place des escroqueries aux aides de l' État.

La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Photo d\'illustration.
La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Photo d'illustration. (/NCY / MAXPPP)

Une structure de renseignement spécialement dédiée au blanchiment d'argent a été crée à la suite de la crise sanitaire liée au Covid-19, révèle France Inter dimanche 27 septembre. C'est une première en France.

L'objectif est de détecter les faux "bons samaritains" qui joueraient les sauveurs pour prendre le contrôle en sous-main de commerces et de sociétés en difficulté et blanchir de l'argent sale, ou encore ceux qui tenteraient de mettre en place des escroqueries liées aux aides versées par l'État.

Plus de 2 000 faits d'escroquerie déjà signalés

Des équipes d’analystes et des renseignements spécialisées dans la criminalité organisée ont été mises sur pied pour prévenir l'infiltration dans les mois qui viennent de fonds d’origine criminelle. Près de 2 400 faits d'escroquerie ont déjà été signalés à la police en France.

Selon un expert du blanchiment, ces opérations frauduleuses sont un "risque monstrueux d'une ampleur inédite". Pour l'adjointe de la sous-direction de la lutte contre criminalité financière à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Corinne Bertoux, le risque est de voir se développer une "mainmise par la criminalité organisée dans l'économie légale". Pour l'instant, aucun cas concret de blanchiment ou de rachat douteux n'a été détecté en France.