Attaque à la préfecture : le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pointé du doigt

Pouvait-on éviter l'attaque mortelle à la préfecture de police de Paris, jeudi 3 octobre ? Une nouvelle fois, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, se retrouve dans la tourmente. Plusieurs voix réclament l'ouverture d'une enquête parlementaire, mais aussi sa démission.

France 3

Christophe Castaner a-t-il volontairement passé sous silence des informations sur une possible radicalisation du tueur de la préfecture de police de Paris, ou bien ignorait-il qu'il ait pu faire l'objet d'un signalement ? "Cet homme (...) n'a jamais présenté de difficultés comportementales ou le moindre signe d'alerte", avait-il déclaré jeudi 3 octobre, quelques heures après l'attaque. Pour Les Républicains, le ministre de l'Intérieur a failli. Ils réclament sa démission et l'ouverture d'une enquête parlementaire.

Le député Sébastien Chenu réclame "un audit des services de l'État"

Même tonalité du côté du Rassemblement national. Selon Sébastien Chenu, élu dans le Nord, Christophe Castaner, "qui nous a montré l'étendue de sa nullité, n'a plus rien à faire à la tête du ministère de l'Intérieur". Il demande "un audit des services de l'État" pour mettre fin au "laxisme" qui règne dans les institutions. Pour l'instant, l'exécutif attend d'avoir tous les éléments de l'enquête pour réagir.

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Christophe Castaner à Paris, le 20 août 2019.
Christophe Castaner à Paris, le 20 août 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)