Attaque au couteau à la préfecture de police de Paris : Les Républicains vont réclamer une enquête parlementaire

Le député LR des Bouches-du-Rhône a affirmé sur franceinfo que son parti allait demander dès mardi prochain une enquête parlementaire après la mort de cinq personnes dans l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris. 

Eric Diard, député LR, était l\'invité de franceinfo samedi 5 octobre. 
Eric Diard, député LR, était l'invité de franceinfo samedi 5 octobre.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Christian Jacob demandera dès mardi une enquête parlementaire", annonce samedi 5 octobre sur franceinfo Eric Diard, député LR des Bouches-du-Rhône, après l'attaque au couteau qui a fait cinq morts à la préfecture de police de Paris. 

Christophe Castaner "doit être entendu"

"Il y a des trous dans la raquette en matière de contrôles", affirme le député, cosignataire d'un rapport parlementaire sur la radicalisation dans les services publics et notamment dans la sécurité. "Les policiers sont souvent contrôlés en début de carrière mais pas suffisamment en cours d'activité. C'est en train de changer heureusement, mais vous avez le temps de vous radicaliser entre deux contrôles". Pour autant, Eric Diard n'estime pas que des contrôles plus fréquents puissent changer la donne : "On peut se radicaliser en six mois, il n'y a pas de processus type".

C'est le rôle des députés de faire la lumière sur cette affaire qui montre des failles importantes dans notre système de renseignement.Eric Diardà franceinfo

Pour le député, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner doit aussi être entendu. "Il disait que cet homme ne présentait pas le moindre signe d'alerte, comment peut-on dire ça et deux jours après s'apercevoir que ça n'est pas le cas ?"

Eric Diard confirme également que sur les 43 000 agents de la préfecture de police de Paris, une quinzaine ont fait l'objet d'un signalement pour radicalisation. "J'espère que l'assaillant n'en faisait pas partie car sinon il n'aurait pas dû être à ce poste-là", prévient le député, qui évoque aussi le chiffre de 150 000 policiers dont une trentaine sont suivis pour radicalisation.