Attaque à la préfecture de police de Paris : Christophe Castaner reconnaît un "dysfonctionnement d'État"

Depuis samedi 5 octobre, un rapport explicite fait état des signes de radicalisation de Mickaël Harpon, l'assaillant de la préfecture de police de Paris. Il avait notamment justifié l'attentat de "Charlie Hebdo". Des informations qui n'avaient pas été remontées à la direction du renseignement. 

france 3

L'attaque mortelle de Mickaël Harpon à la préfecture de police de Paris, jeudi 3 octobre, est le résultat d'un "dysfonctionnement d'État". C'est ce que reconnaît le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, lundi matin, car Mickaël Harpon avait déjà fait l'objet d'alertes. Devant deux collègues, il avait légitimé les attentats de Charlie Hebdo, en 2015. Les deux fonctionnaires avaient fait un signalement oral, ce qui ne permet pas de déclencher une procédure plus poussée, comme le confirme une note de la préfecture de police consultée par France Inter.

Aucune charge retenue contre sa femme

Pour le député LREM Éric Pouillat, auteur d'un rapport sur la radicalisation dans les services publics, l'enquête doit également déterminer les raisons de cette faille. "Parfois, c'est tout simplement des raisons humaines. Parce que c'est un collègue handicapé, on n'a pas osé... Des fois, par humanité, ça crée un drame à la sortie", explique-t-il. Des dysfonctionnements que devra expliquer Christophe Castaner dès mardi devant des parlementaires. L'enquête judiciaire, elle, se poursuit. Dimanche, la femme de Mickaël Harpon est ressortie libre de sa garde à vue. Aucune charge n'est retenue contre elle.

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Christophe Castaner, ministre de l\'Intérieur.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)