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Mort suspecte à l'hôpital Cochin : l'enquête pointe des "dysfonctionnements"

Le rapport souligne en particulier des problèmes de communication entre soignants, après le décès d'une patiente dans la salle d'attente des urgences.

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France Télévisions
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L'entrée des urgences de l'hôpital Cochin, à Paris, le 2 avril 2012. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Arrivée à l'hôpital pour une plaie à la jambe, une patiente de 61 ans avait été retrouvée morte dans la salle d'attente des urgences plusieurs heures plus tard. L'enquête interne sur ce décès survenu à l'hôpital Cochin, à Paris, samedi 15 février, a été rendue publique vendredi 28 février. Elle confirme des "dysfonctionnements", sans toutefois élucider les causes de la mort.

Une mauvaise "communication verbale"

Ce rapport pointe en particulier des problèmes de communication entre soignants. "La communication verbale entre les différents intervenants semble peu privilégiée", est-il indiqué. Ainsi, le rapport note que la patiente aurait pu être localisée plus tôt – ne la trouvant pas, le personnel pensait qu'elle était partie des urgences. Ce qui est, pour les auteurs du rapport, "l'anomalie qui préoccupe" le plus, "et non pas son décès".

Trois éléments auraient en tout cas pu permettre de localiser la  : la consultation d'un logiciel spécialisé, une demande directe à l'infirmier d'accueil et une recherche à partir des bracelets d'identification des patients. Quant à la cause du décès, le document évoque une "mort subite présumée d'origine cardiaque (...) à défaut d'autopsie refusée par les proches"

Des "erreurs d'organisation" reconnues par Martin Hirsch

Le directeur général de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, avait déjà reconnu, mardi, qu'il y avait eu "des erreurs d'organisation", liées à ce décès. Ces erreurs sont "suffisamment graves pour qu'on prenne des corrections, pour qu'on les prenne au sérieux et qu'on rende des comptes", avait-il déclaré sur France Inter, promettant d'"améliorer Cochin".

Mais même si la patiente "avait été prise en charge correctement, tout de suite, ça n'aurait pas eu d'influence, ça ne l'aurait pas sauvée", avait-il noté. Dans un premier temps, l'AP-HP avait précisé que la femme avait été prise en charge dans la demi-heure pour un premier examen qui n'avait pas "montré de signe de gravité objectif".

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