Mort d'un livreur lors d'une interpellation : l'avocat des policiers pointe "l'attitude de provocation" de Cédric Chouviat

Après la mort du livreur de 42 ans suite à un contrôle routier à Paris, l'avocat des policiers qui ont procédé à l'interpellation a livré mercredi la version des forces de l'ordre lors d'une conférence de presse.

Thibault de Montbrial, l\'avocat des policiers, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 8 janvier 2020.
Thibault de Montbrial, l'avocat des policiers, lors d'une conférence de presse à Paris, le 8 janvier 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'avocat des policiers qui ont procédé à l'interpellation de Cédric Chouviat a livré mercredi 8 janvier sa version des faits lors d'une conférence de presse. Thibaut de Montbrial a expliqué que le livreur mort de ses blessures après un contrôle de police vendredi dernier avait eu "une attitude de provocation verbale multiple et agressive".

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Cédric Chouviat, plaqué au sol par trois policiers après avoir été contrôlé pour avoir un téléphone à la main alors qu'il circulait à scooter, est mort asphyxié après une rupture du larynx. Sa famille a porté plainte mardi pour "violences volontaires" et une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte.

La version des policiers

Tout commence à un feu de circulation, selon Thibault de Montbrial, "l'équipage de police secours est arrêté à un feu et voit passer un individu à scooter avec un téléphone portable à la main". L'un d'eux baisse sa vitre et crie "téléphone !" à Cédric Chouviat qui "a un geste méprisant envers les policiers" raconte l'avocat.

Les fonctionnaires décident alors de contrôler Cédric Chouviat qui adopte "une attitude de provocation verbale multiple agressive" et également de "provocation physique en s'avançant vers les policiers", le tout en hurlant "violence policière" à chaque fois que les policiers le remettait à distance de sécurité.

Ce contrôle dure une dizaine de minutes, les policiers informent alors le livreur qu'ils allaient le verbaliser pour le téléphone et que les éléments allaient lui être envoyés. Le contrôle est terminé, les quatre fonctionnaires remontent dans la voiture mais Cédric Chouviat "revient au contact de la voiture de police, côté conducteur" et il commet "un nouvel outrage envers l'équipe qui décide de l'interpeller".

Une attitude jugée "agressive" et "provocatrice"

Les policiers sortent de la voiture. Cédric Chouviat "résiste, ça s'appelle une rébellion" précise Thibault de Montbrial, "c'est un nouveau délit" affirme l'avocat qui explique que le livreur est "plus costaud que les policiers" donc les forces de l'ordre "n'arrivent pas à le maitriser, une mêlée se forme, et cette mêlée conduit à une chute du groupe sur la voie de circulation".

Toujours selon l'avocat des policiers, Cédric Chouviat "ne se laisse pas menotter et continue à se débattre", c'est à ce stade que l'avocat arrête ses explications considérant que "l'enquête devra déterminer si il y a eu fautes ou non". Thibault de Montbrial conclut : "Il ne me semble pas que de gestes - qui soient contraires à la proportionnalité que la police est en droit d'utiliser pour s'assurer de la personne de quelqu'un qui résiste - aient été dépassés".