Mort d'Agnès : une enquête ouverte au collège-lycée Cévenol

Luc Chatel a annoncé que l'Inspection générale de l'Education nationale allait rechercher d'éventuels dysfonctionnements dans l'établissement de l'adolescente et de son assassin présumé.

L\'hommage rendu à Agnès au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), le 20 novembre 2011.
L'hommage rendu à Agnès au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), le 20 novembre 2011. (RICHARD BRUNEL / LA MONTAGNE / MAXPPP)

Comment expliquer les "dysfonctionnements" qui ont conduit à l'assassinat d'Agnès, 13 ans, morte le 16 novembre au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) ? Une enquête de l'Inspection générale de l'Education nationale au collège-lycée Cévenol sera chargée de faire la lumière sur cette affaire, a annoncé Luc Chatel sur Europe 1 vendredi 25 novembre.

"Avec l'établissement, nous avons vu pour lancer une enquête de l'Inspection générale pour mesurer l'organisation de l'établissement et regarder comment il y a pu y avoir dysfonctionnement", a expliqué le ministre de l'Education, après avoir évoqué l'enquête judiciaire en cours et les mesures annoncées par le Premier ministre, François Fillon.

"Nous allons voir" ce que donnera cette enquête administrative, "mais en tout cas il y a eu problème, car cet élève n'aurait pas dû se trouver dans cet établissement", a ajouté le ministre en référence au lycéen de 17 ans mis en examen pour viol et assassinat. Déjà mis en examen pour le viol d'une mineure en août 2010 dans le Gard, le jeune homme, brillant élève de première, avait effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire fin 2010. Il n'a pas encore été jugé pour cette affaire.

La direction de l'établissement savait-elle ?

Mardi 22 novembre, le procureur de la République de Nîmes a révélé qu'un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse avait rencontré en mars dernier le directeur du collège-lycée où les deux adolescents étaient scolarisés.

Dimanche 20 novembre, Philip Bauwens, le directeur de l'établissement, a pourtant déclaré ne rien savoir sur le passé judiciaire du jeune homme, des propos repris le lendemain par le vice-président du collège-lycée. Mais les parents d'Agnès affirment le contraire : pour eux, la direction était au courant du passé du suspect.