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Tuerie de Chevaline : le cycliste visé en premier ?

Les gendarmes n'ont pas acquis la conviction que le meurtrier au Luger était un tueur professionnel. Il aurait, en effet, commis quelques maladresses.

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France Télévisions
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Sur les lieux de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), le 8 septembre 2012.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

FAITS DIVERS – Sylvain Mollier, présenté par le procureur d'Annecy comme une victime collatérale de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), aurait été abattu en premier sur la route de la Combe d’Ire. Les expertises balistiques, l'ordre des tirs et les angles de visée conforteraient cette hypothèse, selon Le Parisien. Par ailleurs, la présence de gravillons et de terre retrouvés sous les semelles du père de famille assassiné et de sa fille aînée, Zainab, grièvement blessée, confirment que Saad Al-Hilli était à l’extérieur de sa voiture quand le tireur a surgi.

Selon l'ébauche de scénario envisagée par les enquêteurs, l’ingénieur britannique serait remonté précipitamment dans le break familial, une tentative de fuite vaine puisque les roues arrières de la BMW se sont embourbées dans le talus, le conducteur ayant enclenché la marche arrière, sans doute sous l'effet de la panique. 

Les deux femmes portaient encore leur ceinture de sécurité 

Toujours selon les premières constations des gendarmes, citées par Le Parisien, l’épouse de Saad Al-Hilli, Iqbal, et sa belle-mère, Suhaila, n'auraient pas eu le temps de sortir du véhicule. Elles portaient encore leurs ceintures de sécurité à l'arrivée des premiers secours.

Par ailleurs, malgré la précision des tirs meurtriers de l'homme au pistolet Luger, les gendarmes n'ont pas acquis la conviction d’être confrontés à un professionnel. Le tireur aurait agi de façon incohérente en se déplaçant beaucoup, avant de revenir sur ses pas pour achever Sylvain Mollier, selon les informations recueillies par FTVi. Le corps du père de famille de 45 ans était situé le long du véhicule, la tête collée a la roue arrière gauche.

A proximité, les enquêteurs ont retrouvé une pompe à vélo et des lunettes, qui doivent être expertisées. La victime a-t-elle voulu se protéger, son corps a-t-il été déplacé, le ou les auteurs de la tuerie voulaient-ils incendier le véhicule  ? Un mois et demi après la tuerie, la montagne est loin d'avoir livré tous ses secrets.

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