Meurtres de l'Essonne : le principal suspect a été mis en examen et écroué

Le parquet a annoncé lundi soir la mise en examen du suspect pour assassinat. Il n'a pas reconnu les faits mais des "éléments à charge importants" pèsent contre lui. FTVi fait le point sur l'enquête.

Le 14 avril 2012, à Draveil, devant l\'immeuble où a été interpellé un suspect dans le cadre de l\'enquête. 
Le 14 avril 2012, à Draveil, devant l'immeuble où a été interpellé un suspect dans le cadre de l'enquête.  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

L'enquête se concentre sur un seul homme dans l'affaire des meurtres commis entre novembre et début avril dans l'Essonne. Le principal suspect a été mis en examen pour "assassinat" et écroué lundi 16 avril au soir. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

L'autre individu qui était en garde à vue depuis samedi 14 avril à Versailles (Yvelines) a été remis en liberté dimanche soir, a indiqué lundi 16 avril une source judiciaire. Il a été victime d'une usurpation d'identité, selon la procureure d'Evry, Marie-Suzanne Le Quéau. FTVi revient sur cette affaire.

Pas d'aveux, mais "des éléments à charge importants"

L’homme interpellé samedi et gardé à vue jusqu'à lundi a été présenté à deux juges d'instruction et mis en examen pour les trois derniers crimes, requalifiés en assassinats, comme l'avait annoncé plus tôt la procureure d'Evry, lors d'une conférence de presse. "Il a été entendu à trois reprises, à ce stade il n'a pas reconnu sa participation aux faits, a-t-elle ajouté. Cependant, les éléments recueillis (…) constituent des éléments à charge importants", a précisé la magistrate lors d'une conférence de presse.

Loïc De La Mornais et Christophe Kenck - France 2

Deux armes de calibre 7,65 mm, le même utilisé pour commettre les meurtres, et des munitions ont été retrouvées lors des perquisitions, ainsi qu'"une douille de 7,65 mm dont l'examen a d'ores et déjà démontré qu'elle provenait de l'arme utilisée pour commettre les assassinats". Selon Le Parisien, une troisième arme de plus gros calibre aurait également été retrouvée.  

Un individu "psychologiquement très fragile", condamné en 2004

Agé d'une trentaine d'années, l'individu mis en examen est "connu pour des violences"  et "psychologiquement très fragile", selon des sources proches de l'enquête. Il a été condamné en 2004 pour violences aggravées et port d'armes prohibé, a souligné la procureure.

L'individu a été arrêté "grâce au signalement de la moto" qui aurait servi lors de certains homicides. Chez lui, la police a mis la main, dans un box, sur une moto Suzuki modèle GSX-R bleue et blanche ressemblant en tous points au descriptif très précis de celle qu'elle recherchait. Un casque et un blouson correspondant à des descriptions de témoins ont également été retrouvés dans le box.

La culpabilité d'un premier suspect remise en cause ?

Le premier meurtre de la série sur laquelle investiguent les enquêteurs a eu lieu le 27 novembre 2011. Nathalie Davids, 35 ans, a été abattue de sept balles dans le parking de sa résidence de Juvisy-sur-Orge. Pour cet homicide, un homme de 46 ans a été mis en examen et écroué en décembre. Il entretenait avec la victime une "relation affective, amoureuse", selon le parquet d'Evry. Passé aux aveux, il s'est ensuite rétracté.

Les autorités n'ont pas précisé si l'arrestation récente remettait en cause sa culpabilité, le deuxième meurtre ayant été commis alors qu'il se trouvait en prison.