Le militant d'extrême droite Serge Ayoub libre après sa garde à vue pour "violences conjugales"

Son nom était réapparu il y a plusieurs mois lors de l'affaire Clément Méric. Il est soupçonné d'avoir frappé sa femme.

Serge Ayoub, le 8 juin 2013, à Paris.
Serge Ayoub, le 8 juin 2013, à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le militant d'extrême droite Serge Ayoub est libre, mercredi 5 février, après avoir été placé en garde à vue, à Meudon (Hauts-de-Seine), la veille. Il a été entendu pour "violences conjugales". L'enquête confiée au commissariat de Meudon se poursuit. Mercredi soir, il a tweeté un message s'adressant au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Mardi matin, la femme de Serge Ayoub a appelé les policiers leur expliquant avoir été "giflée" par son compagnon à leur domicile de Meudon, selon l'une des sources. Une fois sur place, les policiers ont interpellé cette ancienne figure des skinheads parisiens, aujourd'hui vétéran de la mouvance. "Une interpellation houleuse", a assuré cette source. Il a été placé en garde à vue au commissariat de Meudon pour "violences conjugales" après "un avis du parquet de Nanterre", a-t-elle expliqué. Sa compagne n'a pas souhaité déposer plainte, précisent d'autres sources.

Le nom de Serge Ayoub, alias "Batskin", était réapparu il y a plusieurs mois lors de l'affaire Clément Méric, ce jeune militant antifasciste tué lors d'une rixe, le 5 juin 2013 à Paris, entre skinheads et militants d'extrême gauche. Les cinq personnes mises en examen dans cette affaire, dont le principal protagoniste, Esteban Mortillo, 20 ans, étaient sympathisants ou membres des groupuscules d'extrême droite fondés par Serge Ayoub, Troisième Voie, et son service d'ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ces mouvements ont été dissous par le gouvernement quelques semaines après cette rixe tragique.