La Réunion : un élu va autoriser la pêche au requin sur sa commune

Thierry Robert (MoDem), député-maire de Saint-Leu, a mis en cause lundi les mesures annoncées par la préfecture.

Les gendarmes portent le corps de l\'homme tué par un requin, le 8 mai 2013, à Saint-Gilles (La Réunion).
Les gendarmes portent le corps de l'homme tué par un requin, le 8 mai 2013, à Saint-Gilles (La Réunion). (RICHARD BOUHET / AFP)

Cinq jours après la mort d'un surfeur attaqué par un requin à La Réunion, un élu de l'île a indiqué, lundi 13 mai, son intention d'autoriser, contre récompense, la pêche au requin sur le territoire maritime de sa commune. Thierry Robert (MoDem), député-maire de Saint-Leu (ouest), appelle le public à procéder à des prélèvements de requins bouledogues jusqu'à 300 mètres du rivage.

Les captures "devront être remises aux services de la commune sur le port de plaisance" de Saint-Leu, indique l'article 3 du projet d'arrêté. Les requins de ce type mesurant plus de 1,50 m seront achetés "au prix de 7 euros par kilo de poids vif, dans la limite de 50 requins bouledogues, à compter de la publication du présent arrêté", conclut le texte.

L'élu a réagi aux annonces de la préfecture, qui a préconisé un renforcement des prélèvements de requins par la pose de palangres fixes, ou drumlines, à titre expérimental, dans la baie de Saint-Paul. Cette technique, qui consiste à installer dans l'eau des lignes munies d'hameçons, est très utilisée en Afrique du Sud et en Australie pour protéger les zones de baignade. "Tout ça, c'est des paroles. Ce que j'attends, ce que les gens attendent, ce sont des actes dans l'immédiat, pas dans deux mois", a lancé Thierry Robert.