Voiture de police incendiée à Paris : jusqu'à sept ans de prison ferme

Sept des prévenus sont reconnus coupables et deux sont relaxés. 

Des gendarmes encadrent les prévenus qui se protègent des caméras et des appareils photo par des parapluies et des blousons, le 20 septembre 2017, à Paris.
Des gendarmes encadrent les prévenus qui se protègent des caméras et des appareils photo par des parapluies et des blousons, le 20 septembre 2017, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)
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C'est l'épilogue d'un procès sous tension. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, mercredi 11 octobre, sa décision à l'encontre des neuf militants "antifascistes" accusés d'avoir participé à l'attaque d'une voiture de police, le 18 mai 2016 à Paris. Des peines allant d'un an de prison avec sursis à sept ans de prison ferme ont été prononcées à l'encontre de sept prévenus. Deux autres ont en revanche été relaxés. 

Antonin Bernanos, le plus scruté des prévenus, descendant de l'écrivain Georges Bernanos, est lui condamné à trois années de prison ferme, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. La peine la plus lourde, sept ans de prison ferme, a été prononcée à l'encontre du prévenu absent, de nationalité suisse, soupçonné d'avoir provoqué l'incendie du véhicule.

Le sang-froid du "policier kung-fu"

Le 18 mai 2016, quai de Valmy à Paris, une voiture de police et ses occupants avaient été pris pour cibles. Un policier, attaqué à coups de barre métallique, s'était défendu à mains nues, gagnant le surnom de "policier kung-fu". Un autre fonctionnaire encore assis dans la voiture avait reçu des coups de poing. Un des assaillants avait fait exploser la lunette arrière du véhicule en y jetant un plot en métal. Et une fusée de détresse avait été lancée à l'intérieur de la voiture de patrouille, qui s'était embrasée, alors que des agents étaient à l'intérieur. 

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Des dizaines de manifestants lors des audiences

Les cinq journées du procès se sont déroulées dans une ambiance tendue en septembre. Les audiences ont été rythmées par les clameurs de dizaines de personnes massées à l'extérieur de la salle, scandant des slogans tels que "Flics, violeurs, assassins" ou "Tout le monde déteste la justice". Des soutiens des prévenus ont de nouveau donné de la voix après l'annonce des condamnations.

Pendant le procès, la mouvance d'extrême gauche a également revendiqué en particulier l'incendie d'une caserne de gendarmerie à Grenoble (Isère) en "solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci".