Seize personnes en garde à vue après un coup de filet dans le milieu de l'ultra droite en Picardie

Ils ont été placés, lundi, en garde à vue "pour tentative d'homicide, violences, vols, reconstitution de groupes de combat, incendies et infractions à la législation sur les stupéfiants".

Une manifestation du groupe d\'ultra droite Troisième Voie, le 8 mai 2011, à Paris.
Une manifestation du groupe d'ultra droite Troisième Voie, le 8 mai 2011, à Paris. (CITIZENSIDE / ANTHONY DEPERRAZ / AFP)

Seize hommes, dont un mineur, proches du mouvement dissous Troisième Voie, ont été interpellés, lundi 9 mars, dans le milieu de l'ultra droite en Picardie, a indiqué le parquet d'Amiens. Ils ont été placés en garde à vue "pour tentative d'homicide, violences, vols, reconstitution de groupes de combat, incendies et infractions à la législation sur les stupéfiants", a déclaré le procureur Bernard Farret, confirmant une information du Courrier Picard.

"La majeure partie des personnes placées en garde à vue sont proches de la mouvance ultra et de Troisième voie", a expliqué le procureur. Le coup de filet a eu lieu lundi matin, essentiellement dans la Somme, dans le cadre d'une information judiciaire qui avait été ouverte en mai 2014, selon le procureur. Etant donné la nature des faits, la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Des jeunes entre 20 et 30 ans

D'après le Courrier Picard, les interpellations ont été réalisées à Ham, dans la Somme, mais aussi à Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise). Les personnes placées en garde à vue sont âgées pour la majorité de 20 et 30 ans, tandis que deux ont plus de 40 ans et qu'une autre est mineur, a précisé le procureur.

En juillet 2014, le Conseil d'Etat avait confirmé la dissolution, décidée par le gouvernement en juillet 2013, de Troisième Voie, groupuscule fondé en 2010 par Serge Ayoub, alias Batskin, ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens, et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

En septembre 2014, Esteban Morillo, sympathisant de Troisième Voie et principal suspect dans la mort de Clément Méric au cours d'une rixe, a été remis en liberté par la cour d'appel de Paris, soumis à un contrôle judiciaire strict dans l'attente d'un jugement.