Rhône : l'agresseur de Marin condamné à sept ans et demi de prison après l'avoir roué de coups et laissé pour mort

L'étudiant a été agresssé après avoir défendu un couple qui s'embrassait à Lyon. Il a été plongé dans le coma.

Marin, 20 ans, au palais de justice de Lyon, le 3 mai 2018.
Marin, 20 ans, au palais de justice de Lyon, le 3 mai 2018. (JEFF PACHOUD / AFP)

L'agresseur du jeune Marin, laissé pour mort en 2016 après avoir défendu un couple qui s'embrassait à Lyon, a été condamné à sept ans et demi de prison par la cour d'assises des mineurs, vendredi 4 mai. Celle-ci a retenu l'excuse de minorité, réduisant de moitié la peine maximale encourue : 15 ans de réclusion.

La confrontation avec son agresseur

Marin et ses parents qui l'entouraient ont paru consternés à l'annonce du verdict. La veille, le jeune étudiant qui souffre encore de lourdes séquelles, dix-huit mois après les faits, avait été confronté à son agresseur qui avait reconnu avoir détruit sa vie. A l'époque, l'histoire du jeune homme avait suscité une grande émotion. 

Poursuivi pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente", l'accusé était âgé de 17 ans au moment des faits. Dans ses réquisitions, l'avocat général avait souligné la violence extrême de l'agression – trois coups de béquille sur la tête – et estimé que l'on était à la limite d'une tentative d'homicide, selon des propos rapportés par les avocats, car l'audience s'est déroulé à huis clos. Il avait donc demandé à la cour de ne pas retenir l'excuse de minorité.