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Procès du Rio-Paris : Airbus et Air France au cœur d’un procès de deux mois

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Procès du Rio-Paris : Airbus et Air France au cœur d’un procès de deux mois
Procès du Rio-Paris : Airbus et Air France au cœur d’un procès de deux mois Procès du Rio-Paris : Airbus et Air France au cœur d’un procès de deux mois (FRANCE 2)
Article rédigé par France 2 - E. Pelletier, J. Vitaline, T. Cuny, S. Thiebaut, M. Cazaux, W. Kamli, K. Dalibot, J. Petitfrère
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France 2

Le procès de la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire d’Air France s’ouvre lundi 10 octobre. Le crash en pleine nuit, dans l’Atlantique, du vol Rio-Paris a eu lieu en 2009. Après 13 ans de procédure, la compagnie aérienne et le constructeur Airbus seront au cœur d’un procès qui doit durer deux mois. 

Les débris d’un avion de ligne en plein océan Atlantique. Les restes d’un appareil qui effectuait la liaison entre Rio et Paris. 229 personnes ont disparu en mer le 1er juin 2009. C’est la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire d’Air France. Plus de de 13 ans après le crash s’ouvre enfin le procès, un moment douloureux pour les familles de victimes. Mais avec ce procès, les proches de victimes ont aussi l’espoir de savoir qui est responsable du drame. "Les familles attendent que ce soit bien le procès des deux mis en examen : Air France et Airbus. Les familles ne supporteraient pas que ce soit, comme le souhaite Airbus, le procès des pilotes", dit Danièle Lamy, présidente de l’association AF447 – Entraide et solidarité. 

Les deux sociétés plaideront la relaxe 

Quelques heures après le décollage, le vol AF447 traverse un violent orage en pleine nuit. Les sondes Pitot, destinées à évaluer la vitesse réelle de l’appareil, givrent et donnent des indications contradictoires. Les pilotes sont désorientés par la succession d’alarmes, l’avion décroche. 3 minutes 30 de chute libre, avant de percuter la surface de l’océan et de s’abîmer par 4 000 mètres de fond. Airbus et Air France sont jugés pour homicides involontaires, accusés d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes Pitot et de ne pas avoir suffisamment informé les équipages des incidents précédents. À la barre, pendant deux mois, les débats s’annoncent techniques. Les deux sociétés plaideront la relaxe.  

 

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